vendredi 24 janvier 2014

Comment jouer avec la dictature d'Apple , Thierry Bardy

La petite start-up française Stupeflix est devenue pendant une semaine la vedette de la boutique d’applications d’Apple dans le monde entier. Un énorme coup de pub. Retour d’expérience.

Lobbying en amont nécessaire ?
Applications : Apple et Google abusent-ils de leur force ?

Ce n'est pas totalement par hasard si Stupeflix a touché le jackpot. « Certes, l'équipe éditoriale Apple qui décide des mises en avant est intouchable en direct», affirme Nicolas Steegmann. Mais un travail de lobbying en amont peut influencer le choix final. « Il faut contacter des développeurs d'applications connus en Europe et aux Etats-Unis. Si ces derniers trouvent votre appli intéressante, ils peuvent en dire deux mots aux cellules marketing d'Apple. Lesquelles peuvent à leur tour la présenter à l'équipe éditoriale de l'App Store qui aura le dernier mot», résume-t-il. Une stratégie très aléatoire. Et si jamais votre application est sélectionnée, personne chez Apple ne vous avertit à l'avance, ni ne vous explique pourquoi vous avez été élu.
Au final, en partie grâce à cette mise en avant, l'application mobile de Stupeflix a déjà séduit un demi-million d'utilisateurs en trois mois. Désormais, la start-up s'attelle à une version pour Androïd qui devrait être disponible avant la fin de l'année



L'application Replay de Stupeflix en tête sur l'Ap
Crédits photo : Stupeflix
L'application Replay de Stupeflix en tête sur l'Appstore


C'est presque un conte de fée qu'a vécu, durant une semaine de décembre dernier, Stupeflix. Fondée en 2009, cette start-up de 15 personnes a crée un système simplifiant la création de vidéos à partir de photos et de musique. Après le lancement du site Web, elle a dévoilé l'an passé une application pour iPhone, baptisée Replay. Un projet qui a mobilisé six ingénieurs pendant 18 mois. Mais faire partie du magasin d'applications d'Apple était incontournable pour assurer le succès du service dans le monde entier.

Téléchargements multipliés par 1000

Puis, le 12 décembre 2013, divine surprise pour la start-up : l'application apparaît au sommet de la page d'ouverture de l'App Store dans 56 pays. Un privilège (Editor Choice) réservé à seulement une centaine d'apps chaque année. Sachant que la boutique d'Apple compte environ un million d'applications, cette mise en avant est une occasion rêvée de sortir du lot durant une semaine.

jeudi 23 janvier 2014

Pourquoi Google débourse 3,2 Md$ pour les thermostats de Nest

Thierry Bardy - tags ; domotique , automotion , investissement , capteurs , Google , Nest 
Larry Page, CEO de Google, avec les fondateurs de Nest, Matt Rogers (à gauche) et Tony Fadell, qui fut vice president de la division iPod d'Apple. (crédit : D.R.) Larry Page, CEO de Google, avec les fondateurs de Nest, Matt Rogers (à gauche) et Tony Fadell, qui fut vice president de la division iPod d'Apple. (crédit : D.R.)
En rachetant Nest, Google s'installe résolument dans l'univers de la maison connectée. Le fabricant de thermostats a été créé par deux anciens d'Apple, Tony Fadell, l'un des pères de l'iPod, et Matt Rogers, en 2010. Jusqu'où Google va-t-il aller sur ce nouveau terrain et pourquoi a-t-il offert un tel montant (3,2 milliards de dollars) à Nest ? Comment va-t-il utiliser les données qu'il pourra ainsi récupérer et avec quelles conséquences pour le respect de la vie privée des utilisateurs ?
Google pénètre chez vous. Hier, le groupe californien dirigé par Larry Page a annoncé qu'il rachetait Nest, un fabricant de détecteurs de fumée et de thermostats, pour prendre pied, de façon déterminée, sur le marché en plein développement de la maison connectée. L'objectif derrière tout cela, c'est de raccorder à Internet le chauffage central, le système électrique et les équipements ménagers (tels que les réfrigérateurs par exemple) pour améliorer leur efficacité et les contrôler à distance. Au passage, les entreprises récupèrent des données sur les habitants du domicile et leurs habitudes, une démarche de collecte d'informations que Google connaît bien et pratique d'autres manières depuis un certain temps.

Google rachète pour 3,2 milliards de dollars le fabricant de thermostat Nest
En rachetant Nest, Google se rapproche du moment où l'on pourra relever à distance la température de son domicile par une commande vocale à ses lunettes connectées.

Le prix déboursé pour Nest, 3,2 milliard de dollars, montre sans détour ce que Google veut faire avec cette acquisition : du business ! Si la transaction est menée à son terme (l'objectif est de pouvoir la finaliser d'ici quelques mois), ce sera l'un des plus importants rachats que Google a réalisé depuis ses acquisitions de Motorola Mobility pour 12,5 Md$ en 2011, de Doubleclick pour 3,1 Md$ en 2007 et de YouTube pour 1,6 Md$ en 2006. La société de Mountain View s'intéresse à Nest au moins depuis 2011. Cette année-là, il a conduit un tour de table pour le fabricant de thermostats, puis un deuxième, l'année suivante.

Une rampe de lancement pour aller plus loin


Les produits de Nest sont contrôlés par WiFi depuis un smartphone et ils peuvent se reprogrammer eux-mêmes en fonction du comportement des individus. Société non cotée, Nest a été fondée en 2010 par Tony Fadell et Matt Rogers, deux anciens d'Apple. Tony Fadell a été vice président de la division iPod et il fut l'un des pères du fameux baladeur. Nest compte aujourd'hui plus de 300 salariés sur trois pays et un grand nombre de ses collaborateurs sont également d'anciens employés d'Apple. Dans une interview à Business Insider, Matt Rogers avait confié qu'on lui avait dit en 2010 qu'il était fou de quitter la firme à la pomme pour créer Nest. Il a aujourd'hui décroché le gros lot.

On peut s'interroger malgré tout sur la raison qui pousse Google à proposer un tel montant pour racheter une si jeune entreprise. Pour commencer, celle-ci dispose à l'évidence d'un vivier d'ingénieurs talentueux qui vont aider le spécialiste de l'Internet à faire son trou sur ce nouveau marché si convoité. Elle pourrait aussi jouer le rôle de rampe de lancement pour lui faire jouer un rôle plus important dans la connexion de tous ces terminaux conçus pour la maison, qui commencent avec les thermostats et iront peut-être un jour jusqu'au grille-pain.

Les thermostats de Nest, société que Google vient de racheter pour 3,2 Md$
Aujourd'hui, les thermostats rachetés avec Nest. Et demain...

« C'est un nouveau domaine pour Google, et c'est tentant de vouloir tirer parti de tous ces terminaux », note Ben Bajarin, directeur des technologies grand public au sein du cabinet d'études de marché Creative Strategies. « Google veut sa propre plateforme pour ce monde d'objets connectés ». Certainement, la société de Mountain View a l'ambition d'augmenter sa présence sur ce secteur. On le voit à travers d'autres produits qu'il vient de lancer, comme son Chromecast, un équipement de 35 dollars pour afficher en streaming sur son téléviseur des films et d'autres contenus. C'est sa réponse à l'Apple TV. Sur les options divertissements, l'appareil permet aussi d'exploiter le Play Store.

Le timing de l'annonce ne doit rien au hasard


Sur son site web, Google propose toutes sortes d'astuces autour de ses services pour la maison. Il y explique par exemple comment utiliser Google+ pour communiquer en famille. La mise en relation des équipements ménagers est un marché émergent sur lequel Google n'a pas l'intention d'être à la traîne. Le timing même de l'annonce du rachat ne doit rien au hasard. Il intervient alors que le Consumer Electronic Show de Las Vegas, énorme manifestation internationale consacrée aux produits grand public, vient tout juste de fermer ses portes après avoir consacré une large place aux objets et à la maison connectés.

Parmi les acteurs qui se positionnent sur ce marché, Samsung a indiqué qu'il développait une plateforme logicielle pour raccorder les équipements ménagers. Il a déjà pris de l'avance d'une certaine façon puisqu'il est le principal fabricant de smartphones, ces derniers constituant justement les terminaux à partir desquels la plupart des équipements connectés du domicile vont être contrôlés. Et Samsung est lui-même un gros fabricant de réfrigérateurs et de machines à laver.

En rachetant Nest, Google met la main sur l'une des start-up dont on a le plus parlé dans le domaine des terminaux connectés l'an dernier, grâce en partie à son pedigree Apple. Cela dit, le géant californien fondé par Larry Page et Sergey Brin travaille déjà à la connexion d'autres types de dispositifs. Il a récemment présenté son Open Automotive Alliance qui embarquera les systèmes Android dans les voitures cette année, pour leur apporter toutes sortes de fonctions complémentaires.

Exploiter à des fins publicitaires les données ainsi récoltées


Mais si Google dispose de davantage d'informations sur la façon dont nous interagissons avec notre environnement ménager, on peut imaginer toutes les possibilités qui s'offrent à lui. Le foyer, c'est la pièce maîtresse du puzzle des objets connectés, souligne Roger Kay, président du cabinet d'études Endpoint Technologies Associates. On voit se profiler l'efficacité avec laquelle Google pourrait gérer ses publicités s'il récupérait des données sur les habitudes de vie d'une famille. La publicité, c'est avant tout l'un des principaux moteurs de son activité et la société récupère le plus d'informations possible, rappelle Ben Bajarin, directeur des technologies grand public au sein du cabinet d'études de marché Creative Strategies. Pour lui, c'est très logique que Google se rapproche de ce marché. Cela va lui permettre de construire cette relation avec le consommateur dans son environnement personnel, ajoute James McQuivey, analyste de Forrester Research.

Mais cette présence accrue au coeur du domicile va soulever d'autant plus de questions sur le respect de la vie privée. Peu après l'annonce du rachat, Matt Rogers, co-fondateur de Nest, s'est exprimé à ce sujet sur le blog de sa société. « Notre politique concernant la vie privée limite l'utilisation des informations sur les consommateurs à l'amélioration des produits et des services Nest ». Il assure que sa société a toujours attaché de l'importance aux questions de confidentialité et qu'elle ne changera pas sur ce point. Jusqu'à quel point Google va-t-il essayer d'étendre sa présence sur le marché des équipements ménagers connectés et comment va-t-il utiliser les données qu'il pourra ainsi récupérer, cela reste à voir.

5G : La Corée du Sud va investir 1,1 milliard d'euros dans son réseau


5G : La Corée du Sud va investir 1,1 milliard d'euros dans son réseau

La 5G c'est pour bientôt et la Corée du Sud s'active pour déployer un réseau à la connexion un millier de fois plus rapide que la 4G.
Alors qu'en France, les opérateurs télécom commencent à peine à s'activer pour déployer leur réseau 4G auprès des consommateurs, la course à la 5G est déjà lancée en Corée du Sud.
L'Etat vient ainsi d'annoncer qu'il allait investir 1,1 milliard d'euros dans la mise en place d'un réseau 5G.
Un service test sera déployé dès 2017, pour une commercialisation en décembre 2020. Le gouvernement estime que la mise en place du réseau apportera 331 milliards de won (229 millions d'euros environs) aux équipementiers télécoms. Le bond technologique provoqué par la 5G sera pour le moins significatif, avec une connexion un millier de fois plus rapide que la 4G. Autrement dit, télécharger un film prendrait moins d'une seconde. 

"Des pays en Europe, la Chine et les Etats-Unis ont redoublé d'efforts pour développer la technologie de la 5G (...) et nous pensons qu'il y aura une énorme concurrence sur ce secteur dans quelques années", a expliqué le ministère dans un communiqué. Reste que l'Union Européenne est loin de rivaliser avec les Sud-Coréens en termes de puissance financière, en consacrant un budget de seulement 25 millions d'euros à un projet similaire, baptisé Medis. 

mercredi 22 janvier 2014

Le bitcoin aura bientôt sa carte de paiement

Thierry Bardy-  tags ; monnaie virtuelle, Bitcoin , Loov 

Audition au Sénat, émission sur France Inter, consultation d'experts dans une grande banque américaine (le tout en une seule semaine)… Décidément, la monnaie virtuelle bitcoin continue d'agiter l'actualité et les esprits.

Au-delà de la perspective d'une disruption de mécanismes économiques et financiers séculaires (qui reste tout de même hypothétique, à ce stade), elle constitue également un indiscutable stimulant pour nombre de sociétés, jeunes et moins jeunes, qui rivalisent d'idées pour son utilisation. C'est le cas notamment de SmartMetric, dont la carte de paiement bitcoin qu'elle vient de dévoiler met l'intégralité de son savoir-faire au service de la cryptomonnaie.

L'objet est avant conçu comme un espace de stockage « offline » (hors connexion réseau) des avoirs de son propriétaire. Cette sorte de coffre-fort de poche, qui héberge aussi un micro-ordinateur complet (avec processeur ARM et 8 à 128 Go de mémoire), dispose d'interfaces aux standards des cartes de paiement, avec ou sans contact (EMV et NFC), et est protégée par un dispositif biométrique intégré qui en verrouille l'accès tant que l'empreinte digitale de l'utilisateur n'a pas été vérifiée.

Reliée à un PC ou à un smartphone via un connecteur USB ou une liaison NFC, la carte permet de gérer les bitcoins qu'elle contient et, par exemple, les transférer à travers le monde. En mode autonome, elle prendra en charge les échanges d'argent entre particuliers (« P2P »), grâce à sa puce sans contact. Ses concepteurs imaginent ainsi une utilisation dans le commerce de proximité, voire, dans une vision futuriste, le retrait d'espèces (et autres opérations) sur les GAB (« Guichets Automatiques Bancaires »).

Carte de paiement SmartMetric


Comme beaucoup d'autres, l'annonce de SmartMetric est essentiellement opportuniste : elle cherche à profiter de l'effet de halo du bitcoin pour mettre en avant une technologie qui peine certainement à convaincre sa cible prioritaire (les institutions financières). Elle a tout de même le mérite de présenter un cas d'usage intéressant, bien qu'il reste toujours surprenant de voir adapter à une innovation 100% numérique un concept historique (et probablement voué à disparaître un jour) tel que la carte de paiement.

Quel est le poids du drive ?



Quel est le poids du drive par catégorie de produits ?
Voici, plus précisément, la part de marché du Web dans les ventes des 25 sous-catégories de produits générant le chiffre d'affaires le plus important pour les grandes surfaces alimentaires (GSA), tous canaux confondus. Les produits élaborés de volaille, majoritaires dans la volaille libre-service, ressortent à 5,1%. Quant au lait, sous-catégorie apportant le plus gros chiffre d'affaires aux GSA, 3,1% des ventes sont effectuées en ligne.

iri pgc gsa
Les 25 sous-catégories de produits de grande consommation, classées en fonction de la part de la vente en ligne dans leurs ventes © Iri
L'Iri conclut que les marques de distributeurs sont celles qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Encore plus présentes dans les drives qu'en magasin, les MDD représentent 38,7% de l'offre et 41,1% du chiffre d'affaires e-commerce des grandes surfaces alimentaires, contre 26,1% de l'offre et 29,5% du chiffre d'affaires en hyper et supermarchés.

jeudi 16 janvier 2014

Objets connectés ; auto, montre et refrigérateur sur le podium

L’auto, la montre et le réfrigérateur sont les objets connectés qui suscitent le plus d’intérêt selon une étude Havas Media / CSA



nl855-logos-havas-csa Les Français connaissent les objets connectés et leur portent un grand intérêt, même quand ils ne sont pas encore commercialisés. C'est ce qui ressort d'une étude Havas Media dont les résultats ont été présentés hier à l'occasion d'une conférence et d’une table ronde sur l'IOT (Internet of Things), animées par Raphaël de Andreis, CEO de Havas Media France.
Selon l'étude réalisée avec l'institut CSA, 81% des internautes de 15 à 49 ans ont déjà entendu parler des objets connectés, et 55% savent ce que c'est, avec 68% des hommes et 43% des femmes. Quand on demande aux sondés quels sont les objets connectés déjà commercialisés, les deux objets qui arrivent en tête sont, à juste raison, la montre (71%) et, à tort, la voiture (62%). Puis viennent le réfrigérateur (45%), le pèse-personne (45%), le bracelet (42%) et les lunettes (38%).
L’automobile connectée est, par ailleurs, l'objet qui suscite le plus d'intérêt (61%) devant la montre (49%) et le réfrigérateur (48%). En termes d'intentions d'achat, la montre arrive en tête, suivies par la voiture (27%), le bracelet (27%), les lunettes (24%), le réfrigérateur (23%) et le stylo (23%).
Les Français sont enthousiastes vis-à-vis de ces nouvelles technologies : 78% des personnes interrogées pensent que les objets connectés et les services associés leur permettront de trouver leurs informations numériques n'importe où et n'importe quand. 75% estiment que ces objets sont synonymes de progrès et 71% pensent qu'ils leur faciliteront la vie. Même si 69% estiment que ce sont «des gadgets de plus» et 45% craignent qu’ils soient «trop compliqués à utiliser», 63% sont favorables à leur développement et 57% pensent que ces objets se généraliseront d’ici cinq ans. L'étude met aussi en évidence une crainte : 78% des sondés pensent que les objets connectés peuvent représenter des risques pour le respect de la vie privée (83% des 15-29 ans).
Havas Media considère que ce nouvel univers représente «un réel potentiel pour les marques : mieux connaître leurs consommateurs, appréhender les usages, à condition cependant d'établir une relation basée sur le fairplay : une identification volontaire des utilisateurs, des services associés à valeur ajoutée, et donner les moyens au consommateur de maîtriser l'utilisation et l'exploitation des données».
Selon Raphaël de Andreis et les intervenants de la table ronde - Luc Bretones (Orange), Michel Levy-Provençal (Joshfire), Mathias Herberts (Arkea) - ce sont les domaines de la santé, du bien-être et des loisirs qui mèneront le développement de l’IOT, avec des objets «wearable» : les montres, les bracelets, les lunettes puis les vêtements.

mercredi 15 janvier 2014

Des lunettes de soleil pour recharger son smartphone

Équipées de panneaux solaires ultra-petits, les lunettes de soleil pourront bientôt remplacer les chargeurs d’iPhone. Pratique en promenade, moins par temps de pluie.

Inventeur : Sayalee Kaluskar
Entreprise : université de Miami Ad School, San Francisco
Année de création : 2013
Pays : États-Unis
Le soleil au service du design
Il n’y aura bientôt plus besoin d’alimentation pour recharger son smartphone ; en revanche, les lunettes de soleil seront indispensables. Non pas pour protéger sa rétine des rayons ultraviolets, mais bien pour approvisionner l’engin numérique devenu indispensable. Cette idée farfelue est le fruit de l’imagination débordante d’une étudiante indienne, génie à ses temps perdus : Sayalee Kaluskar a su tirer profit de ses cours de design à l’université de Miami Ad School, dans la ville de San Francisco.

Sayalee Kaluskar a su tirer profit de ses cours de design à l’université de Miami Ad School

Le style James Dean
La jeune femme a conçu les Shama Shades, ou lunettes-batterie. Le fonctionnement semble simple, mais il fallait y penser. Conçus pour s’adapter à la marque Ray-Ban, des capteurs solaires sont intégrés sur les lunettes. Placés sur les branches amovibles, ces récepteurs permettent de stocker l’énergie produite durant la journée par le soleil. Une fois l’accessoire chargé, il suffit d’ôter une branche de la monture. À l’extrémité de celle-ci, la designer a masqué un chargeur capable de se connecter à un iPhone. Grâce à l’énergie accumulée, il est ainsi possible de remplir une batterie pour converser sans interruption. Si cette idée se concrétise, James Dean pourrait bien devenir l’effigie de l’énergie solaire. Avoir la classe tout en dialoguant, c’est la « connectitude » garantie ; un phénomène de mode en devenir.