Fondée par des anciens de Google, Climate Corporation fournit des analyses permettant d'optimiser le rendement des cultures
Selon le géant des biotechnologies végétales, la science des données est la prochaine grande étape pour l'agriculture. Et pour répondre à ces besoins, la firme vient de se payer un cabinet d'études pour un montant de 930 millions de dollars.
Le géant de l'agroalimentaire Monsanto a dépensé 930 millions de dollars pour acquérir le cabinet d'études américain Climate Corporation. L'entreprise gère une plate-forme logicielle qui collecte et traite des données climatiques, et ses résultats aident les agriculteurs à mieux planifier leurs cultures. « Quand les agriculteurs sont capables de produire plus, avec moins de ressources, tout le monde en profite », a déclaré hier le CEO de Monsanto, Hugh Grant, dans un communiqué.
Fondée en 2006, Climate Corporation a créé une plate-forme qui confronte « des données météorologiques locales très pointues, de la modélisation de données agronomiques, et des simulations climatiques à très haute résolution ». L'objectif est de fournir aux exploitants agricoles les informations dont ils ont besoin pour choisir l'assurance qui couvre le mieux leurs cultures en cas d'intempéries. Climate Corporation vend elle-même des polices d'assurance spécialisées. Selon le cabinet d'études, la science des données représenterait un marché de 20 milliards de dollars. Il s'étend « bien au-delà du coeur de métier de Monsanto ». Parmi les fondateurs de Climate Corporation - à l'origine, le cabinet s'appelait WeatherBill - on trouve plusieurs anciens salariés de Google.
Des concurrents déjà sur les rangs
DuPont Pioneer, concurrent direct du producteur de semences, s'est également mis sur les rangs pour fournir au marché de l'analyse de données spécialisée. Sa plate-forme Pioneer Field360, annoncée plus tôt cette année, est accessible par abonnement. Elle combine des données météo avec des cartes de terrain interactives et des outils pour suivre les évolutions. Ces produits suivent la tendance selon laquelle de plus en plus d'applications verticales s'orientent vers le marché plus large de l'analytique « big data ». Le « big data » fait référence à des quantités massives de données de toute nature, notamment des données non structurées, générées par les sites web, les capteurs, les médias sociaux et autres sources. Certains frameworks comme Hadoop sont déjà largement utilisés pour analyser ces grands ensembles de données, mais les vendeurs se mobilisent pour fournir rapidement des applications big data aux diverses industries qui se préparent à ces transformations.
Ce blog est ma "revue de thinking" . Il me permet de stocker dans le cloud les articles, mes publications de la sphère de l'innovation, de l'économie numérique et de la Prospective et de les partager avec autrui. Cet outil est un aperçu des sujets et des "partis pris" traités auprès des Execs qui me font confiance dans mes prestations de Speaker , animation et création de séminaires /colloques clé en main. Contact thierry.bardy@gmail.com
jeudi 3 octobre 2013
mercredi 25 septembre 2013
L’innovation technologique, un levier pour les banques
Les TIC (Technologies de l’information et de la communication) peuvent bien sûr contribuer à améliorer l’efficacité opérationnelle des banques. Plus fondamentalement, elles deviennent aussi des leviers clés de la défense et du développement de leur fonds de commerce. Deux innovations parmi d’autres illustrent cette nécessaire mutation.
Première innovation, le "m-paiement" c’est-à-dire l’utilisation du téléphone mobile (d’où le "m") comme moyen de paiement. Les technologies utilisées peuvent être dans ce cas très différentes : SMS, USSD pour des technologies liées aux réseaux mobiles, les systèmes sans contacts comme le NFC jusqu’aux technologies sonores telles que le NSDT.
À la fin l’enjeu est le même : proposer que le
téléphone portable soit un nouveau moyen de paiement pour échanger en quelque
sorte des liquidités de manière ubiquitaire. Si le succès du paiement mobile par
NFC reste encore à démontrer en France (expérimentation de Nice), les résultats
illustrant un véritable usage sont bel et bien là notamment en Asie, en Amérique
Latine et en Afrique.
Ce sont en effet les pays disposant d’un choix moins large en moyen de paiement et d’un faible taux de bancarisation, qui ont été les pionniers. Les usages concernent aussi bien les échanges de personne à personne (le "peer to peer") que l’achat chez un commerçant, le paiement des salaires, des factures voire des impôts.
Seconde innovation clé, l’évolution de ventes de smartphones et les opportunités d’usage en résultant, ainsi que l’appétence avérée pour les services bancaires via mobile (consultation des comptes, virements sur comptes d’épargne en ligne, dépôts de chèques, paiement de factures…) consacre l’inexorable montée en puissance du "mobile banking". Ce phénomène touche aujourd’hui à des degrés divers l’ensemble des régions du globe ; il dépasse la clientèle des jeunes générations et concerne aussi une clientèle aisée, souvent multibancarisée, très profitable pour les banques et appétente à un nouveau type de relation pour un certain nombre de prestations.
Il s’est traduit ces dernières années par de nombreuses initiatives, notamment le développement d’"apps" censées coller aux besoins des clients et pertinentes par rapport à leur contexte d’utilisation, à la localisation du client et au type de terminal utilisé (smartphone, tablette...).
Dans ces deux cas de figure, trois dimensions sont impactées : la vente, la dimension commerciale d’une part ; la relation client ensuite et, enfin, l’organisation même des banques.
Commençons par l’impact sur le modèle commercial. Dans le cas du m-paiement, le s’agit d’un nouveau service associé aux moyens de paiement comme dans le passé, en France sont apparus la carte bancaire ou les GAB/DAB. Il s’agit ici d’avoir son porte-monnaie dans son téléphone. Dans les pays où l’usage s’est le plus développé, les pays émergents, l’intérêt du système est qu’il permet aux banques d’offrir un système de paiement y compris à des clients non bancarisés. C’est donc un service de paiement sans lien nécessaire avec un compte bancaire individuel. Pour les banques c’est un moyen de proposer un service à des populations nouvelles et donc d’étendre son champ commercial.
Dans les pays développés, il s’agit plutôt de proposer une offre de service réellement multicanal en s’adaptant aux usages innovants liés à la mobilité. Plusieurs pays ont ainsi adapté le m-paiement à des services urbains comme le paiement des parkings par exemple. L’usage du téléphone mobile permet aussi d’associer paiement et "ticketing" c’est-à-dire de développer un marketing direct personnalisé lié à l’usage et à la localisation.
S’agissant des "apps", les initiatives en matière d’"Open Innovation" s’accélèrent ; buts recherchés : meilleure personnalisation des produits/services et "time du market" accéléré.
La personnalisation est extrêmement fidélisante : elle rencontre aujourd’hui la volonté d’une partie des clients de créer leur propre expérience bancaire, leur "univers" de besoins en fonction de leurs souhaits. Il est clair que l’expérience attendue en matière de services digitaux se situe clairement en décalage avec l’expérience offerte traditionnellement par les banques, jugée peu réactive et enthousiasmante.
Dès lors, les établissements sont face à un choix important en matière de conception des "apps" : une conception interne sur la base des anticipations des besoins et des usages, ou la "co-création" avec leurs clients en laissant libre cours à leur imagination et source potentielle de services auxquels les banquiers ne pensent pas naturellement. L’expérience récente de co-création du Crédit Agricole, "le CAStore", qui met à disposition des clients leurs propres données bancaires de façon sécurisée, illustre cette dernière démarche.
Elle se caractérise en outre par la mise à disposition d’une plateforme de développement "Software Development Kit" à une force de développement externe à la banque. Si les fondamentaux du succès de la relation client (qualité du contact, réponse au besoin, transparence, réactivité) devaient perdurer, les modèles de vente devraient ainsi progressivement se redessiner autour des lignes suivantes : une redistribution plus simple et économique des fonctions de relation client entre les canaux digitaux et physiques aujourd’hui entamée par la plupart des acteurs, une implication des clients dans la conception des produits et services dépassant largement les traditionnels sondages et "focus groups", enfin une ouverture sécurisée du SI (à travers les APIs) et des données bancaires.
La relation client est bien entendu impactée par ces nouveaux services. Pour le m-paiement, les cas d’usages que nous pouvons étudier actuellement, donc dans les pays émergents, illustrent un élargissement de la base de clients. Le développement est réalisé en commun avec les opérateurs télécoms qui, eux, veulent fidéliser leur clientèle dans le cadre d’un service innovant. Pour les banques, dans des pays où le taux de bancarisation n’excède pas 15 %, il s’agit d’une innovation de conquête de nouveaux clients qui gagnent de l’argent pour acheter en prépayé des flux financiers sans être cible directe pour des comptes bancaires.
Dans les pays européens, la donne est différente. Le m-paiement parait bien perçu, car il associe les banques aux opérateurs télécoms ; or depuis 2009, la confiance est plus grande auprès des opérateurs télécoms que des banques ! C’est donc un moyen, par effet de bord, de récréer ce capital de confiance. Le souci est plutôt avec les 3es acteurs de ce service, les marchands, qui à ce jour sont moins enthousiastes à pousser trop rapidement le modèle.
Outre une perte d’audience et de flux, le risque souvent mis en avant est celui d’une mauvaise qualité de l’apps générant un buzz négatif autour de la marque.
Embarquer les clients dans la création des apps est probablement la voie la plus prometteuse sous réserve qu’elle soit bien encadrée, l’expérience montrant que beaucoup de clients ne demandent pas mieux. La co-création porte en effet l’espoir de ne lancer que des offres au succès annoncé dont la promotion sera en outre en partie assurée par les clients eux-mêmes.
Il s’agit là d’un changement de posture à opérer par les banques, d’une forme d’humilité nouvelle qui prend en compte le fait que l’approche traditionnelle de contrôle de la relation clients et de conception top-down des offres rencontreront par définition des limites très fortes dans l’environnement digital, et ce probablement quelques que soient les sommes investies dans la sophistication des outils CRM et le "big data".
Enfin, l’organisation même des banques est impactée par ses innovations. Nous pouvons mêmes nous demander si ce n’est pas ici l’apport numéro 1 de ces innovations technologiques : faire bouger les mentalités du secteur bancaire ! Pour le m-paiement, l’enjeu organisationnel clé est de faire travailler ensemble des acteurs bancaires et télécoms. L’alchimie n’est pas toujours évidente.
Les deux acteurs se retrouvent sur certaines dimensions notamment l’aspect sécurité. Les services de m-paiement bénéficient de la double sécurité des services bancaires (leur cœur de métier), mais aussi de celles des opérateurs télécoms tant de leur équipement (sécurisation des protocoles télécoms, encodage, processus de contrôle, etc.) que de leur service ("revenue assurance", sécurité des réseaux, cryptage, etc.).
La mise à disposition d’apps n’est qu’une des composantes du virage que les banques que doivent négocier les banques pour s’adapter aux évolutions de leur environnement. Les options stratégiques restent ouvertes : création de banque digitale sous marque propre, création de banque digitale avec marque à connotation décalée comme "Hello Bank" lancée par BNPP à l’échelle européenne, en parallèle des transformations dans les réseaux en terme de format et de rôle des agences.
Les adaptations organisationnelles sous-jacentes commencent à se décliner autour des directions suivantes : passer d’une organisation traditionnelle centrée produit à une organisation ouverte, "client centric" et plus agile ; faire évoluer les pratiques managériales : du faire au "faire faire", évolution du rôle des DSI, maîtrise des enjeux sur la propriété intellectuelle, la transparence et le règlementaire.
Ce sont en effet les pays disposant d’un choix moins large en moyen de paiement et d’un faible taux de bancarisation, qui ont été les pionniers. Les usages concernent aussi bien les échanges de personne à personne (le "peer to peer") que l’achat chez un commerçant, le paiement des salaires, des factures voire des impôts.
Seconde innovation clé, l’évolution de ventes de smartphones et les opportunités d’usage en résultant, ainsi que l’appétence avérée pour les services bancaires via mobile (consultation des comptes, virements sur comptes d’épargne en ligne, dépôts de chèques, paiement de factures…) consacre l’inexorable montée en puissance du "mobile banking". Ce phénomène touche aujourd’hui à des degrés divers l’ensemble des régions du globe ; il dépasse la clientèle des jeunes générations et concerne aussi une clientèle aisée, souvent multibancarisée, très profitable pour les banques et appétente à un nouveau type de relation pour un certain nombre de prestations.
Il s’est traduit ces dernières années par de nombreuses initiatives, notamment le développement d’"apps" censées coller aux besoins des clients et pertinentes par rapport à leur contexte d’utilisation, à la localisation du client et au type de terminal utilisé (smartphone, tablette...).
Dans ces deux cas de figure, trois dimensions sont impactées : la vente, la dimension commerciale d’une part ; la relation client ensuite et, enfin, l’organisation même des banques.
Commençons par l’impact sur le modèle commercial. Dans le cas du m-paiement, le s’agit d’un nouveau service associé aux moyens de paiement comme dans le passé, en France sont apparus la carte bancaire ou les GAB/DAB. Il s’agit ici d’avoir son porte-monnaie dans son téléphone. Dans les pays où l’usage s’est le plus développé, les pays émergents, l’intérêt du système est qu’il permet aux banques d’offrir un système de paiement y compris à des clients non bancarisés. C’est donc un service de paiement sans lien nécessaire avec un compte bancaire individuel. Pour les banques c’est un moyen de proposer un service à des populations nouvelles et donc d’étendre son champ commercial.
Dans les pays développés, il s’agit plutôt de proposer une offre de service réellement multicanal en s’adaptant aux usages innovants liés à la mobilité. Plusieurs pays ont ainsi adapté le m-paiement à des services urbains comme le paiement des parkings par exemple. L’usage du téléphone mobile permet aussi d’associer paiement et "ticketing" c’est-à-dire de développer un marketing direct personnalisé lié à l’usage et à la localisation.
S’agissant des "apps", les initiatives en matière d’"Open Innovation" s’accélèrent ; buts recherchés : meilleure personnalisation des produits/services et "time du market" accéléré.
La personnalisation est extrêmement fidélisante : elle rencontre aujourd’hui la volonté d’une partie des clients de créer leur propre expérience bancaire, leur "univers" de besoins en fonction de leurs souhaits. Il est clair que l’expérience attendue en matière de services digitaux se situe clairement en décalage avec l’expérience offerte traditionnellement par les banques, jugée peu réactive et enthousiasmante.
Dès lors, les établissements sont face à un choix important en matière de conception des "apps" : une conception interne sur la base des anticipations des besoins et des usages, ou la "co-création" avec leurs clients en laissant libre cours à leur imagination et source potentielle de services auxquels les banquiers ne pensent pas naturellement. L’expérience récente de co-création du Crédit Agricole, "le CAStore", qui met à disposition des clients leurs propres données bancaires de façon sécurisée, illustre cette dernière démarche.
Elle se caractérise en outre par la mise à disposition d’une plateforme de développement "Software Development Kit" à une force de développement externe à la banque. Si les fondamentaux du succès de la relation client (qualité du contact, réponse au besoin, transparence, réactivité) devaient perdurer, les modèles de vente devraient ainsi progressivement se redessiner autour des lignes suivantes : une redistribution plus simple et économique des fonctions de relation client entre les canaux digitaux et physiques aujourd’hui entamée par la plupart des acteurs, une implication des clients dans la conception des produits et services dépassant largement les traditionnels sondages et "focus groups", enfin une ouverture sécurisée du SI (à travers les APIs) et des données bancaires.
La relation client est bien entendu impactée par ces nouveaux services. Pour le m-paiement, les cas d’usages que nous pouvons étudier actuellement, donc dans les pays émergents, illustrent un élargissement de la base de clients. Le développement est réalisé en commun avec les opérateurs télécoms qui, eux, veulent fidéliser leur clientèle dans le cadre d’un service innovant. Pour les banques, dans des pays où le taux de bancarisation n’excède pas 15 %, il s’agit d’une innovation de conquête de nouveaux clients qui gagnent de l’argent pour acheter en prépayé des flux financiers sans être cible directe pour des comptes bancaires.
Dans les pays européens, la donne est différente. Le m-paiement parait bien perçu, car il associe les banques aux opérateurs télécoms ; or depuis 2009, la confiance est plus grande auprès des opérateurs télécoms que des banques ! C’est donc un moyen, par effet de bord, de récréer ce capital de confiance. Le souci est plutôt avec les 3es acteurs de ce service, les marchands, qui à ce jour sont moins enthousiastes à pousser trop rapidement le modèle.
Outre une perte d’audience et de flux, le risque souvent mis en avant est celui d’une mauvaise qualité de l’apps générant un buzz négatif autour de la marque.
Embarquer les clients dans la création des apps est probablement la voie la plus prometteuse sous réserve qu’elle soit bien encadrée, l’expérience montrant que beaucoup de clients ne demandent pas mieux. La co-création porte en effet l’espoir de ne lancer que des offres au succès annoncé dont la promotion sera en outre en partie assurée par les clients eux-mêmes.
Il s’agit là d’un changement de posture à opérer par les banques, d’une forme d’humilité nouvelle qui prend en compte le fait que l’approche traditionnelle de contrôle de la relation clients et de conception top-down des offres rencontreront par définition des limites très fortes dans l’environnement digital, et ce probablement quelques que soient les sommes investies dans la sophistication des outils CRM et le "big data".
Enfin, l’organisation même des banques est impactée par ses innovations. Nous pouvons mêmes nous demander si ce n’est pas ici l’apport numéro 1 de ces innovations technologiques : faire bouger les mentalités du secteur bancaire ! Pour le m-paiement, l’enjeu organisationnel clé est de faire travailler ensemble des acteurs bancaires et télécoms. L’alchimie n’est pas toujours évidente.
Les deux acteurs se retrouvent sur certaines dimensions notamment l’aspect sécurité. Les services de m-paiement bénéficient de la double sécurité des services bancaires (leur cœur de métier), mais aussi de celles des opérateurs télécoms tant de leur équipement (sécurisation des protocoles télécoms, encodage, processus de contrôle, etc.) que de leur service ("revenue assurance", sécurité des réseaux, cryptage, etc.).
La mise à disposition d’apps n’est qu’une des composantes du virage que les banques que doivent négocier les banques pour s’adapter aux évolutions de leur environnement. Les options stratégiques restent ouvertes : création de banque digitale sous marque propre, création de banque digitale avec marque à connotation décalée comme "Hello Bank" lancée par BNPP à l’échelle européenne, en parallèle des transformations dans les réseaux en terme de format et de rôle des agences.
Les adaptations organisationnelles sous-jacentes commencent à se décliner autour des directions suivantes : passer d’une organisation traditionnelle centrée produit à une organisation ouverte, "client centric" et plus agile ; faire évoluer les pratiques managériales : du faire au "faire faire", évolution du rôle des DSI, maîtrise des enjeux sur la propriété intellectuelle, la transparence et le règlementaire.
Xavier Niel financera 90 % du méga-incubateur parisien
Le projet de la Halle Freyssinet devrait être opérationnel d'ici à 2016-2017.Le fondateur de Free y investit à titre personnel.
Le projet d'incubateur numérique géant regroupant un millier de start-up dans la Halle Freyssinet du XIIIe
arrondissement parisien sera détaillé aujourd'hui par le maire de Paris,
Bertrand Delanoë, et le fondateur de Free, Xavier Niel. « Il s'agit d'un
énorme incubateur, peut-être le plus gros incubateur au monde », a expliqué
Jean-Louis Missika, adjoint au maire chargé de l'innovation. Un espace de
« coworking », un « fab-lab », un lieu mutualisé qui permettra aux
occupants du site d'avoir accès à des outils coûteux, comme des imprimantes 3D.
Xavier Niel financera personnellement 90 % de cette structure d'accueil organisée en société, dont les 10 % restants seront détenus par la Caisse des Dépôts. L'incubateur numérique devrait être opérationnel d'ici à 2016-2017. Il n'y a pas encore eu d'appel à candidatures lancé, mais le site ne devrait pas avoir de mal à se remplir. Une trentaine d'incubateurs publics ou privés existent déjà à Paris, mais n'accueillent à eux tous qu'un millier de start-up.
En avril, Xavier Niel avait aussi investi à titre personnel 70 millions d'euros dans le lancement de « 42 », une école informatique installée dans le XVIIe arrondissement de Paris et qui se donne pour but de former gratuitement 1.000 professionnels du numérique.
Monument historique un temps menacé de destruction, la Halle Freyssinet, rachetée à la SNCF par la mairie de Paris, sera donc revendue au consortium Niel-Caisse des Dépôts, et ce, pour 70 millions d'euros. Le bâtiment sera rénové par l'architecte Jean-Michel Wilmotte. Si la mairie de Paris vend la halle, elle reste propriétaire de la parcelle qui l'entoure, laquelle sera aménagée et paysagée. Le bâtiment, qui offrira 100.000 mètres carrés, doit en effet contribuer au renouveau du quartier, avec la création d'un restaurant, d'un jardin, d'un équipement sportif, de commerces et de logements sociaux. L'édifice classé est actuellement exploité par la société événementielle Jaulin, qui ne disposait que d'un bail précaire.
La Halle Freyssinet pourrait s'inscrire dans le cadre du lancement de quartiers numériques, partout en France, si Paris demande sa labellisation. Fin juillet, la Caisse des Dépôts avait remis au ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin, et au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, un rapport de préfiguration sur ce thème. Les collectivités territoriales souhaitant postuler à la labellisation de « quartier numérique » devront réunir dans la même zone des start-up, des grandes entreprises, des universités, des centres de recherche, offrir des conditions immobilières attractives et des infrastructures de communication à très haut débit. Une enveloppe de 200 millions d'euros prise sur les investissements d'avenir a été débloquée pour ces quartiers, en plus d'un budget de communication de 10 millions d'euros.
Xavier Niel financera personnellement 90 % de cette structure d'accueil organisée en société, dont les 10 % restants seront détenus par la Caisse des Dépôts. L'incubateur numérique devrait être opérationnel d'ici à 2016-2017. Il n'y a pas encore eu d'appel à candidatures lancé, mais le site ne devrait pas avoir de mal à se remplir. Une trentaine d'incubateurs publics ou privés existent déjà à Paris, mais n'accueillent à eux tous qu'un millier de start-up.
En avril, Xavier Niel avait aussi investi à titre personnel 70 millions d'euros dans le lancement de « 42 », une école informatique installée dans le XVIIe arrondissement de Paris et qui se donne pour but de former gratuitement 1.000 professionnels du numérique.
« Quartiers numériques »
Monument historique un temps menacé de destruction, la Halle Freyssinet, rachetée à la SNCF par la mairie de Paris, sera donc revendue au consortium Niel-Caisse des Dépôts, et ce, pour 70 millions d'euros. Le bâtiment sera rénové par l'architecte Jean-Michel Wilmotte. Si la mairie de Paris vend la halle, elle reste propriétaire de la parcelle qui l'entoure, laquelle sera aménagée et paysagée. Le bâtiment, qui offrira 100.000 mètres carrés, doit en effet contribuer au renouveau du quartier, avec la création d'un restaurant, d'un jardin, d'un équipement sportif, de commerces et de logements sociaux. L'édifice classé est actuellement exploité par la société événementielle Jaulin, qui ne disposait que d'un bail précaire.
La Halle Freyssinet pourrait s'inscrire dans le cadre du lancement de quartiers numériques, partout en France, si Paris demande sa labellisation. Fin juillet, la Caisse des Dépôts avait remis au ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin, et au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, un rapport de préfiguration sur ce thème. Les collectivités territoriales souhaitant postuler à la labellisation de « quartier numérique » devront réunir dans la même zone des start-up, des grandes entreprises, des universités, des centres de recherche, offrir des conditions immobilières attractives et des infrastructures de communication à très haut débit. Une enveloppe de 200 millions d'euros prise sur les investissements d'avenir a été débloquée pour ces quartiers, en plus d'un budget de communication de 10 millions d'euros.
jeudi 19 septembre 2013
Tendance marketing : les commerçants face à un consommateur nouvelle génération
L'étude « Crise du shopping et/ou shopping de crise » d'Altavia shopperMind pointe l'évolution durable des comportements d'achat.
Les commerçants doivent faire face à de nouvelles habitudes de consommation
Mais que veut donc le consommateur ? Cette question taraude industriels comme distributeurs. Cinq ans après la chute de Lehman Brothers, Altavia shopperMind s'est penché sur ce qui a vraiment changé dans les habitudes d'achat des Français à travers l'étude « Crise du shopping et/ou shopping de crise ». L'observatoire dédié au comportement des consommateurs et à l'évolution du commerce du groupe Altavia a voulu faire la part entre les épiphénomènes et les attitudes durables. Mis en regard des initiatives menées par les enseignes, les résultats de ce tour d'horizon mené à la fois au travers de forums consommateurs et d'une enquête quantitative sont éclairants.
Des Français inquiets
Peu de monde a le sentiment d'échapper à la crise. 72 % des Français estiment ainsi y être directement exposés. « On ne consommera plus comme avant. Au-delà de l'inquiétude qui se manifeste, il règne un sentiment de culpabilité de l'avoir fait peut-être un peu trop largement durant des années », remarque Jean-Marc Megnin, directeur général d'Altavia shopperMind. Avec, à la clef, la hausse des emplettes en solde, mais aussi de l'envie d'acheter des produits qui durent.
Pour certains, la « fin de mois » arrive très tôt. Ce qui est susceptible de remettre en cause la double visite mensuelle en hypermarché. Un effet de stockage peut se produire en début de mois, complété ensuite par des achats de proximité permettant d'économiser l'essence et d'acheter de plus petits volumes. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les industriels sortent plus de petits formats. Ou si un adhérent de Leclerc a proposé à ses clients de décaler l'encaissement des chèques émis le dernier week-end du mois.
Mais les comportements ne sont pas linéaires. « Le consommateur peut faire la chasse aux promotions en grande surface tout en allant au marché, plus cher, pour certains produits », constate Jean-Marc Megnin.
De nouveaux réflexes pour les magasins
L'expérience en ligne des Français a progressé. « Ils prennent plaisir à pratiquer le e-shopping et sont moins dans le fonctionnel que dans l'émotion. Ils ont aussi découvert sur le Web les bénéfices de services clients rigoureux », remarque Nathan Stern, président d'Altavia shopperMind. A mettre en regard avec un attachement plus fragile au magasin.
Il n'en existe pas moins de nouvelles opportunités pour les points de vente. Notamment lorsque les acheteurs en ligne viennent y récupérer leurs produits, et refont des emplettes sur place. La distribution a tout intérêt à adapter, pour eux, son parcours client. « Elle doit aussi intégrer l'idée que proposer des produits ne suffit plus et qu'elle devient un lieu de service », poursuit Nathan Stern.
D'autres manières de gérer l'image prix se font jour, notamment à l'étranger. Tesco a mis en place un système de comparaison des prix avec ses concurrents qui peut permettre de bénéficier directement en caisse d'une réduction sur l'alimentaire. Tandis que Wal-Mart envisage un service de livraison par les voisins qui, en échange, recevraient des bons d'achat.
Un futur à imaginer
De nouveaux comportements se profilent. 37 % des Français se déclarent prêts à acheter en ligne leurs produits frais s'ils ont une garantie de qualité. Et, selon l'étude, 14 % se sentent même totalement capables de se passer d'aller en hypermarché s'ils trouvent tout sur le Net.
« Les schémas de vente vont être de plus en plus divers », prévient Jean-Marc Megnin. Preuve parmi d'autres, le « drive fermier », dû à des producteurs locaux, arrive dans de multiples régions. Autre piste : l'abonnement mensuel à des produits de grande consommation se développe.
Et une nette majorité des Français pensent que la location plutôt que l'achat, l'occasion, l'échange ou la revente de produits vont durer ou se développer. Les comportements arrivés avec la crise se sont installés.
Les commerçants doivent faire face à de nouvelles habitudes de consommation
Mais que veut donc le consommateur ? Cette question taraude industriels comme distributeurs. Cinq ans après la chute de Lehman Brothers, Altavia shopperMind s'est penché sur ce qui a vraiment changé dans les habitudes d'achat des Français à travers l'étude « Crise du shopping et/ou shopping de crise ». L'observatoire dédié au comportement des consommateurs et à l'évolution du commerce du groupe Altavia a voulu faire la part entre les épiphénomènes et les attitudes durables. Mis en regard des initiatives menées par les enseignes, les résultats de ce tour d'horizon mené à la fois au travers de forums consommateurs et d'une enquête quantitative sont éclairants.
Des Français inquiets
Peu de monde a le sentiment d'échapper à la crise. 72 % des Français estiment ainsi y être directement exposés. « On ne consommera plus comme avant. Au-delà de l'inquiétude qui se manifeste, il règne un sentiment de culpabilité de l'avoir fait peut-être un peu trop largement durant des années », remarque Jean-Marc Megnin, directeur général d'Altavia shopperMind. Avec, à la clef, la hausse des emplettes en solde, mais aussi de l'envie d'acheter des produits qui durent.
Pour certains, la « fin de mois » arrive très tôt. Ce qui est susceptible de remettre en cause la double visite mensuelle en hypermarché. Un effet de stockage peut se produire en début de mois, complété ensuite par des achats de proximité permettant d'économiser l'essence et d'acheter de plus petits volumes. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les industriels sortent plus de petits formats. Ou si un adhérent de Leclerc a proposé à ses clients de décaler l'encaissement des chèques émis le dernier week-end du mois.
Mais les comportements ne sont pas linéaires. « Le consommateur peut faire la chasse aux promotions en grande surface tout en allant au marché, plus cher, pour certains produits », constate Jean-Marc Megnin.
De nouveaux réflexes pour les magasins
L'expérience en ligne des Français a progressé. « Ils prennent plaisir à pratiquer le e-shopping et sont moins dans le fonctionnel que dans l'émotion. Ils ont aussi découvert sur le Web les bénéfices de services clients rigoureux », remarque Nathan Stern, président d'Altavia shopperMind. A mettre en regard avec un attachement plus fragile au magasin.
Il n'en existe pas moins de nouvelles opportunités pour les points de vente. Notamment lorsque les acheteurs en ligne viennent y récupérer leurs produits, et refont des emplettes sur place. La distribution a tout intérêt à adapter, pour eux, son parcours client. « Elle doit aussi intégrer l'idée que proposer des produits ne suffit plus et qu'elle devient un lieu de service », poursuit Nathan Stern.
D'autres manières de gérer l'image prix se font jour, notamment à l'étranger. Tesco a mis en place un système de comparaison des prix avec ses concurrents qui peut permettre de bénéficier directement en caisse d'une réduction sur l'alimentaire. Tandis que Wal-Mart envisage un service de livraison par les voisins qui, en échange, recevraient des bons d'achat.
Un futur à imaginer
De nouveaux comportements se profilent. 37 % des Français se déclarent prêts à acheter en ligne leurs produits frais s'ils ont une garantie de qualité. Et, selon l'étude, 14 % se sentent même totalement capables de se passer d'aller en hypermarché s'ils trouvent tout sur le Net.
« Les schémas de vente vont être de plus en plus divers », prévient Jean-Marc Megnin. Preuve parmi d'autres, le « drive fermier », dû à des producteurs locaux, arrive dans de multiples régions. Autre piste : l'abonnement mensuel à des produits de grande consommation se développe.
Et une nette majorité des Français pensent que la location plutôt que l'achat, l'occasion, l'échange ou la revente de produits vont durer ou se développer. Les comportements arrivés avec la crise se sont installés.
mercredi 18 septembre 2013
La SNCF lance le programme d'incubation « Voyageur connecté »
Le programme d'incubation lancé par la SNCF et Paris Incubateurs porte sur le développement d'applications mobiles pour les voyageurs. Crédit: D.R
Pour améliorer le quotidien des voyageurs, la SNCF s'est associée à Paris Incubateurs pour inviter les start-up à participer à un programme d'incubation sur le thème des applications mobiles.
Un appel à candidatures vient d'être lancé par la SNCF et Paris Incubateurs* pour intégrer un programmes de start-up sur le thème « des services connectés pour une mobilité porte à porte ». Jusqu'au, 31 octobre, les entreprises de moins de 5 ans développant des services connectés et mobiles pourront déposer un dossier pour intégrer ce dispositif, situé sur la ZAC Boucicaut.
Inaugurée, le 17 juin 2013 par la Ville de Paris, des programmes autour du design, de la e-santé et plus largement de la ville de demain y sont déjà développés.
Peuvent également se présenter les équipes dont le projet est en cours de développement mais ayant déjà finalisé une première offre de produits ou de services.
Paris Incubateurs apportera son expertise et un ensemble de services (hébergement, salle de réunions, espace de convivialité, etc.) et de prestations d'appui aux jeunes pousses (coaching méthodologique, mise en réseau, accès aux financements publics et privés, formations...). L'offre inclut également une possibilité d'accès à un financement de Paris Innovation Amorçage PIA (Ville de Paris / Bpifrance).
Un accompagnement et des ressources SNCF spécifiques visant à favoriser, à terme, le développement de partenariats fait aussi partie du programme.
La sélection des start-up retenues pour intégrer le programme aura lieu entre le 31 octobre 2013 et le 16 décembre 2013, afin de permettre leur installation effective sur le site dès début janvier 2014. Les entreprises intéressées sont invitées à candidater sur la plate-forme.
*Paris Incubateurs est une activité du Laboratoire Paris Région Innovation. Depuis plus de 10 ans, elle accompagne les créateurs d'entreprises innovantes dans leur phase d'amorçage, puis de décollage.
Inaugurée, le 17 juin 2013 par la Ville de Paris, des programmes autour du design, de la e-santé et plus largement de la ville de demain y sont déjà développés.
Peuvent également se présenter les équipes dont le projet est en cours de développement mais ayant déjà finalisé une première offre de produits ou de services.
Paris Incubateurs apportera son expertise et un ensemble de services (hébergement, salle de réunions, espace de convivialité, etc.) et de prestations d'appui aux jeunes pousses (coaching méthodologique, mise en réseau, accès aux financements publics et privés, formations...). L'offre inclut également une possibilité d'accès à un financement de Paris Innovation Amorçage PIA (Ville de Paris / Bpifrance).
Un accompagnement et des ressources SNCF spécifiques visant à favoriser, à terme, le développement de partenariats fait aussi partie du programme.
La sélection des start-up retenues pour intégrer le programme aura lieu entre le 31 octobre 2013 et le 16 décembre 2013, afin de permettre leur installation effective sur le site dès début janvier 2014. Les entreprises intéressées sont invitées à candidater sur la plate-forme.
*Paris Incubateurs est une activité du Laboratoire Paris Région Innovation. Depuis plus de 10 ans, elle accompagne les créateurs d'entreprises innovantes dans leur phase d'amorçage, puis de décollage.
Information en temps réel avec SNCF Direct, e-billet, Tranquilien, Digitab, MyTripSet… : ces quelques exemples de services de mobilité innovants constituent le point de départ de nombreux autres services qui restent à imaginer. Vous avez des idées ? Des services ou des technologies innovantes à proposer ? Vous souhaitez travailler en collaboration avec les équipes du Groupe SNCF pour accélérer votre développement ? Intégrez l'Incubateur Voyageur connecté !
Patrick Ropert, directeur de la communication du groupe SNCF et Jean-François Galloüin, directeur général de Paris Région Innovation Lab (Paris Incubateurs) ont signé le 16 septembre 2013 un contrat de partenariat pour la création d’un incubateur de jeunes entreprises innovantes sur le thème « des services connectés pour une mobilité porte à porte ».
A travers ce dispositif, SNCF participera à l’accompagnement de nouveaux projets digitaux, sélectionnés selon ses besoins, avec l’objectif d’aboutir à des partenariats business concrets, et développer ainsi un écosystème autour des services connectés pour ses voyageurs. SNCF apportera son soutien en proposant des mentors aux entreprises et des ressources spécifiques (support technique, retours d’expérience et conseils…). De son côté, Paris Incubateurs, fort d’un réseau de 300 startups, apporte son expertise et un ensemble de services (hébergement, salle de réunions, espace de convivialité, etc.) et de prestations d’appui aux jeunes entreprises innovantes (coaching méthodologique, mise en réseau, accès aux financements publics et privés, formations…).
Ce dispositif intègrera le futur incubateur d’entreprises situé sur la ZAC Boucicaut inauguré, le 17 juin 2013, par la Ville de Paris. Des programmes autour du «design», de la «e-santé», et plus largement de «la ville de demain» y sont déjà développés.
Un appel à candidatures est ouvert du 16 septembre au 31 octobre 2013, pour identifier les entreprises qui pourront bénéficier de cet environnement exceptionnel associant les compétences de l’un des premiers groupes mondiaux de mobilité et de logistique et le savoir-faire et les réseaux de Paris Incubateurs. La sélection des startups retenues pour intégrer le programme aura lieu entre le 31 octobre 2013 et le 16 décembre 2013, afin de permettre leur installation effective sur le site dès début janvier 2014.
Pourquoi rejoindre l'Incubateur Voyageur Connecté ?
- une offre d'incubation Paris Incubateurs : locaux flambant neufs (Paris 15ème), services logistiques et accompagnement axé sur le développement business, la levée de fonds et votre visibilité.
- l'accès à un financement Paris Innovation Amorçage PIA (Ville de Paris / BPIFrance)
- un accompagnement et des ressources SNCF spécifiques visant à favoriser, à terme, le développement de partenariats business avec la SNCF.
- l'accès à un financement Paris Innovation Amorçage PIA (Ville de Paris / BPIFrance)
- un accompagnement et des ressources SNCF spécifiques visant à favoriser, à terme, le développement de partenariats business avec la SNCF.
Les entreprises intéressées sont invitées à candidater sur agorize.com/fr/challenges/incubateur-voyageur-connecte-en-partenariat-avec-sncf
Thierry Bardy accueillera Louis Pouzin dans le cadre de ses talk show "Regards croisés"
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invitation
regards croisés |
"L’architecture de l’internet doit être refait
de fond en comble" L Pouzin
Lundi 7 octobre à 17h30,
Jardins de l’innovation Issy les Moulineaux
de fond en comble" L Pouzin
Lundi 7 octobre à 17h30,
Jardins de l’innovation Issy les Moulineaux
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Thierry Bardy
accueillera Louis Pouzin,
Louis Pouzin est l'inventeur du datagramme, le premier réseau à
commutation de paquets. Il est considéré comme l’un des inventeurs de
l’internet.
En mars dernier, il fut récompensé par le Reine d’Angleterre Elizabeth II pour sa contribution à la création et au développement d'Internet.
Ce personnage hors
du commun nous dira comment il envisage l’évolution de l’internet dans
les 20 prochaines années.
A ses yeux, l’internet actuel est incapable de résoudre les problèmes de sécurité, d’authentification, de mobilité, de routage et de gestion de ressources. Il nous dira pourquoi et nous donnera ses solutions. Venez à la rencontre de ce visionnaire, le charisme de cet ancien du CNET ne pourra pas vous laisser indifférent, j’en suis persuadé !!! inscrivez-vous dès à présent en cliquant ici si vous n'êtes pas le destinataire de ce mail merci de vous inscrire par ce lien info pratique : pour ajouter cet événement à votre agenda Outlook ouvrir la pièce jointe Un cocktail clôturera cet échange. Les « regards croisés» s'incrivent dans une démarche d'Open Innovation. Ces "talk show" permettent d'aller à la rencontre d'une personnalité charismatique du monde des TIC, de l'entreprise et de l'innovation. Ces rendez-vous sont organisés par la direction des Orange Labs Recherche.
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lundi 16 septembre 2013
Comment les starts up bousculent-elles le E Commerce
Pourquoi ?
ROPO, Showrooming, Mobile-To-Store, Discovery e-commerce, re-commerce... Derrière ces termes, de nombreuses start-up espèrent devenir les nouveaux eBay, Rakuten ou Amazon. Business models, logistique, circuits de livraison ou points de vente : le secteur est en pleine ébullition. Sélection des start-up les plus prometteuses à travers le monde.
- Le social commerce, LA réponse à Amazon ?
Si le F-Commerce (au sens de e-commerce au sein de l'écosystème Facebook) est bien mort et enterré, de nombreuses start-up entendent toujours socialiser le (e)commerce.
La plus célèbre d'entre elles est Pinterest, même si l'entreprise prend son temps pour établir son business model. Dans son sillage, Fancy, Wanelo, Shopcade (lire notre article) ou Neeed (lire notre article) proposent aux internautes de découvrir de nouveaux produits, par le biais de leurs amis, leurs followers ou de "curateurs", une alternative aux algorithmes prédictifs d'Amazon.
Quant à la start-up new-yorkaise Olapic, elle permet aux sites e-commerce d'identifier et d'utiliser les photos postées par leur clients sur les réseaux sociaux pour booster leurs taux de conversion.
En magasins physiques, les likes et les recommandations sociales commencent aussi à faire leur entrée : C&A indique le nombre de like sur chacun de ses produits au Brésil, Sephora US établi un hit parade en temps réel dans ses rayons et le Français Smiirl vient de lancer un compteur physique de fans et de like. Tag.By propose des bornes interactives pour partager son expérience shopping et Diesel expérimente des cabines connectées pour demander l'avis de ses amis.
- Un nouveau business model: le e-commerce sur abonnement
Dans la lignée du pionnier Birchbox, qui a racheté JolieBox en Europe, de nombreux entrepreneurs ont investi le secteur du e-commerce sur abonnement, désormais étendu à tous les domaines de l'hygiène féminine aux croquettes pour chien.
Deux logiques bien différentes prévalent :
- la promesse de découvrir de nouveaux produits, avec une mécanique reposant sur la surprise et l'expérience.
- l'approvisionnement régulier de produits du quotidien, pour simplifier la vie du client tout en lui faisant faire des économies.
La première catégorie est la plus fournie avec des entreprises comme GlossyBox, Birchbox, MyLittleBox, Envouthé, Dandy Box, Eat Your Box, TurnTable Kitchen, Craft Coffee...
Les industriels commencent à leur tour à s'approprier cette logique de box de découverte. L'Oréal propose désormais des box mensuelles sur son nouveau site e-commerce . Dans la seconde catégorie, des entreprises comme Dollar Shave Club, Juniper, Gambettes Box ou BarkBox affrontent le géant Amazon, qui renouvelle automatiquement les stocks de certains de ses produits (shampoing, couches, lames de rasoir...).
- La livraison
En Grande-Bretagne, la start-up Shutl propose depuis 2009 un service de livraison express - moins d'une heure dans la plupart des cas. Le secret : des partenariats avec des réseaux physiques et un service limité aux commandes passées à moins de 10 miles du lieu de vente. Quatre ans plus tard, 75% de la population britannique est couverte et UPS est entré au capital de l'entreprise pour lancer Shutl aux Etats-Unis.
A San Francisco, Postmates lui a emboîté le pas en 2011 avec son service de livraison le jour même : à la manière d'Uber dans les taxis, il s'agit d'un réseau de coursiers, connectés via une application, qui quadrillent la ville pour répondre aux demandes des clients. Le tarif est défini par un algorithme, en fonction de l'heure, de la distance et de la demande. En 2012, le service a été étendu avec la fonction "GetItNow", qui permet de se faire livrer tout et n'importe quoi en moins d'une heure - d'un burger à une clef à molette.
Rira bien qui rira le dernier : Amazon, Google, Walmart ou Ebay se posent tous la question de la livraison le jour même et chacun entend apporter sa propre réponse : livraison par les clients, à vélo ou en voitures sans chauffeur, leur imagination semble sans limite.
- Après l'achat : le "re-commerce"
Derrière ce nouveau concept, le retour en grâce du commerce d'occasion popularisé par Ebay et Le Bon Coin ? Pas exactement. Si Techcrunch utilise ce terme pour décrire des sites de vide-dressing comme Threadflip, Bib + Tuck ou Wish (les concurrents américains de Vestiaires Collective, start-up française dans lequel Condé Nast vient d'investir), d'autres entreprises poussent le concept plus loin.
Le Français Recommerce Solutions propose ainsi le recyclage et le reconditionnement de téléphones portables, en marque blanche (pour Bouygues Telecom, Virgin Mobile, PriceMinister...) ou sur son site Recycler.Fr. La BPI y a investi 3 millions d'euros en janvier 2013, à l'occasion d'une levée de fonds de 7,1 M€, pour son développement international.
- Sur les points de vente physique : tracking et commerce augmenté
Rendre les magasins physiques aussi réactifs qu'un site e-commerce et surtout, reconnaitre le visiteur virtuel quand il passe la porte du magasin... c'est l'ambition folle de nombreuses start-up spécialisées dans le tracking et l'analyse des flux. Que ce soit via des capteurs anonymes au plafond (SelfAdvert), la reconnaissance faciale (Neoface) ou les téléphones portables (Nomi et Warby Parker), les idées ne manquent pas afin de récolter de précieuses data destinées à optimiser la surface de vente. Les objectifs sont divers : mesure de l'affluence, fidélisation, suivi du parcours client... Avec l'ambition de rendre les surfaces physiques aussi réactives que les sites e-commerce.
Autre moyen d'augmenter le point de vente : la réalité augmentée. La start-up française Augment permet aux clients de visualiser chez lui les produits, en 3D, via leurs smartphones ou tablettes. Sur le point de vente, Nantworks permet aux smartphones de reconnaître les produits pour y associer des informations (nutritionnelles, promotionnelles ou de comparaison de prix) voire même d'animer les packagings. Mais avant d'"augmenter" le client, ne vaudrait-il mieux pas "augmenter" le vendeur ? Cela nous permettrait d'éviter ce cauchemar, imaginé par l'ancienne responsable supply chain d'Amazon avec sa start-up Hointer : des magasins désincarnés, sans vendeurs, où les produits demandés arrivent par des tuyaux...
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