lundi 23 novembre 2015

Thierry Bardy - Tendances FUTUR(s)15 : prenons en main notre destin


 Thierry Bardy - La revue Influencia  http://www.influencia.net à travers Isabelle Musnik
décrit  8 macro ou meta tendances du futur. A lire sans aucune modération


 Isabelle Musnik











« Contre l’imprévisibilité, contre la chaotique incertitude de l’avenir, le remède se trouve dans la faculté de faire et de tenir des promesses ». Avec cette citation de Anna Arendt en introduction, le tout nouveau rapport de tendances de Peclers,  FUTUR(s)15, Shaping Our Destiny, pose les bases d'une nouvelle relation entre les marques et le consommateur.

« Dans notre précédente édition FUTUR(s), nous invitions à avoir confiance en l’avenir face aux interrogations qu’il soulève, à prendre un peu de recul pour mesurer nos choix et leurs implications. Aujourd’hui, les crises humanitaires et sociales, l’urgence climatique et les scandales écologiques, les avancées de la technologie et les mutations socio-économiques, ainsi que les dramatiques confrontations internationales... tout nous intime l’ordre d’agir et de prendre en main notre destin », constate Emma Fric, Research & Future Insights Director chez Peclers. « Individus, réseaux sociaux, collectivités vivent déjà cet impératif à s’engager, à participer, à collaborer. Ils nous interrogent sur notre capacité à créer un avenir désiré et désirable, quitte à s’exposer plutôt que de subir! Rassembler, s’engager et agir pour construire l’avenir, ce mot d’ordre s’applique aussi aux marques, aux entreprises et aux institutions. Car elles s’adressent aujourd’hui autant à des consommateurs qu’à des communautés, qui risquent fort sinon de s’organiser sans elles. Elles doivent donc se mobiliser elles aussi pour la construction d’un nouveau modèle de société, fondé davantage sur le bien commun, la liberté d’expression, le vivre ensemble et un développement éthique qui protège la planète autant que l’humain. Cette démarche active, poursuit-elle, nous impose de construire, de façonner et d’inventer ensemble un futur véritablement durable pour tous... ».


Cette année, le rapport FUTUR(s)15 met en évidence 
8 « macro dynamiques » qui transforment la société et modèlent les enjeux d’innovation pour les trois à cinq prochaines années, enjeux auxquels les marques devront répondre pour convaincre et séduire le consommateur.

1 - Codes identitaires et modèles sociétaux : célébrer sa singularité.

2 - Hédonisme et bien-être : s’adonner à l’indulgence.

3 - La révolution collaborative : réhumaniser la valeur.

4 - La mondialisation et ses implications : recréer le vivre-ensemble.

5 - Rapport à la nature : se mobiliser pour notre planète.

6 - Quête de sens et de transcendance : capturer l’attention.

7 - Relations au temps et à l’espace : réenchanter la matérialité.

8 - Nouvelles frontières des techno-sciences : vivre avec les machines.


INfluencia a choisi de faire un focus sur une thématique : s’abandonner à l’indulgence. Un effort permanent nous est demandé pour comprendre et nous adapter à la complexité d’un monde en perpétuelle mutation. Le thème Refuser l’Excès de Futur(s) 14 relevait déjà « que le fait de subir des pressions de toutes parts et d’être épuisés par nos propres besoins et désirs, fait émerger le lâcher-prise comme une alternative essentielle à cet effort permanent. Désormais, il ne s’agit plus de s’autoriser simplement un peu de souplesse ou de répit », commente Emma Fric. Ces principes n’ont plus le statut de moments d’exception, mais s’intègrent durablement à la vie de tous les jours. Ils la structurent même en profondeur. L’allègement du contrôle de soi et la quête d’une plus grande simplicité caractérisent cette philosophie de l’indulgence. Intellectuellement, esthétiquement, gustativement, l’évidence reprend aussi ses droits. Ne cherchez plus, comme le disait le peintre américain Frank Stella : « What you see is what you see ». Entre retour aux fondamentaux et éloge de la normalité, l’indulgence s’impose avec bienveillance et en douceur.

 La "relâche attitude"

Et cette indulgence se manifeste de plusieurs façons : en lâchant prise et utilisant le premier degré. « La complexité d’un monde contemporain changeant et imprévisible alimente le désir d’un nouveau mode de vie basé sur le lâcher-prise. Une attitude d’indulgence envers soi-même est une réponse à l’effort permanent qui nous est demandé au quotidien pour composer avec le réel. Le lâcher-prise revêt les apparences d’une existence plus simple et spontanée. La normalité n’est plus un tabou : l’évidence et le premier degré sont à l’honneur dans la philosophie, l’esthétique, la mode, le design et même la gastronomie », ajoute Emma Fric.

Longtemps compris comme une entorse « aux règles » ou comme le résultat d’un moment d’épuisement, le lâcher-prise révèle au quotidien toutes ses qualités. Il invite à savourer l’instant présent et à profiter réellement des expériences. Qu’elle soit liée au plaisir des sens, au bien-être psychique ou à l’apprentissage intellectuel, cette attitude montre une ouverture à la richesse de la vie. Elle ne s’oppose pas aux règles que l’on se donne pour progresser : au contraire, elle s’y intègre et fait tomber les barrières qui empêchent de jouir de ce qui est en face de soi. Pour comprendre, inutile de s’obstiner à déchiffrer, il suffit de ressentir et d’en faire une règle de vie.

- La fabrique du plaisir : le chocolat, « petit plaisir » quotidien par excellence, est aujourd’hui célébré par l’art. La photographe Stéphanie Kiwitt le tourne en métaphore de nos pulsions viscérales par ses clichés ultra-réalistes (exposition Un-Scene III, Wiels, Bruxelles, mai 2015) et Paul McCarthy, par sa reconstitution d’une chocolaterie à la Monnaie de Paris (Oct. 2014 - Jan. 2015), met en scène sa fabrication, questionnant ainsi celle du plaisir dans ses aspects gustatifs, sexuels et plus « violemment sensoriels ».

- La réecriture des règles : à la croisée de l’art, de l’architecture et du design, l’exposition Hippie Modernism : The Struggle for Utopia (Walker Art Center de Minneapolis, Oct. 2015-Fev. 2016) explore la philosophie hippie. En ressort une critique sociale et esthétique du mouvement, dont l’influence se fait ressentir aujourd’hui. Yoga, légalisation du cannabis, spiritualité, solutions alternatives… un retour aux origines d’une libération qui n’est plus une contre-culture mais s’impose à nouveau comme un style de vie.

- La cannabis économie : en février 2015, Seattle a mis en service le premier distributeur automatique de cannabis. Cet appareil médical propose à ses clients d’acheter de l’herbe, des produits alimentaires à base de marijuana et autres accessoires. Alors que le débat autour de la légalisation de cette substance agite de nombreux pays, une économie, légale, organisée et rentable se diffuse autour d’un produit dont la désirabilité repose sur ses propriétés psychotropes.

- L'école complice : mère de jumeaux, l’actrice Tilda Swinton a souhaité pour ses enfants une éducation sans examens et sans bulletins de notes. Elle a donc créé la Drumduan Upper School (Ecosse) où les élèves, préservés du stress causé par le système éducatif classique, développent leurs capacités intellectuelles, sociales et artistiques dans un environnement qui place le plaisir et la spontanéité au centre de la pédagogie.

Alors, quels enjeux pour les marques demain ? « Se libérer du contrôle de soi et des normes sociales pour profiter pleinement du moment vécu. Et faire des logiques de l’indiscipline et de l’imperfection de réelles valeurs aspirationnelles », répond Emma Fric.

Le premier degré

« Au sein de la société globalisée, les individus sont confrontés à un nombre grandissant de modes de vie et de critères esthétiques qui leur paraissent étrangers, voire incompréhensibles. Dans les médias, le débat autour de cette complexité se fait aussi épuisant : un labyrinthe de contradictions qui a amené le philosophe slovène Slavoj Zizek à soutenir « le droit à l’ignorance de l’autre ». Lorsque la compréhension de ce qui nous entoure paraît impossible, le premier degré émerge comme un point de vue rafraîchissant. Loin de la paresse intellectuelle, il permet de renouer avec le bon sens, nos sensations primaires et ouvre même à une certaine forme de sagesse », souligne l’étude.

- La philosophie du réel : d’après le philosophe italien Maurizio Ferraris, la réalité nous rend simplement heureux ou malheureux et ne peut pas être réduite à la simple interprétation. Dans son livre Introduction to New Realism (Bloomsbury Academic, 2015) il questionne la philosophie selon laquelle la réalité relève d’une construction subjective, donc manipulable. L’auteur dénonce une pensée devenue fiction qui renonce à la vérité du réel. Le monde et ses faits existent en eux-mêmes, indépendamment de nous.

- La beauté vraie : à l’occasion de son exposition à la Galerie Perrotin à Paris (Avril 2015), l’artiste Lionel Estève se prononce à propos de sa recherche d’une beauté réelle et littérale. Sans céder à la spectacularisation, il remarque que la beauté est devenue une valeur presque « tabou » dans l’art contemporain, au profit de la provocation et du second degré. A Wander présente notamment d’immenses feuilles de végétaux recouvertes de feuilles d’or, magnifiant ainsi la nature par la beauté de la lumière.

- L'idéologie primaire : le projet Screamscape -Institut International de Recherche sur le Cri- a mis en scène à la Fri Art Kunsthalle de Fribourg (2015, Suisse) le cri comme proposition idéologique viscérale et inarticulée. Ne demandant aucune technique, gratuit et démocratique, le cri est magnifié en tant qu’instrument de libération. Artistes, musiciens, scientifiques, philosophes, designers et moines bouddhistes ont contribué à cette célébration publique de « l’esprit primaire ».

- Le cliché s'assume : véritable saga familiale explorant l’univers du show business, la série américaine Empire (Fox TV, 2015), assume des intrigues prémâchées. Sur le point de mourir, Luscious Lyon, riche producteur de disque américain, doit désigner son successeur parmi ses enfants, mais se heurte aux rivalités, vengeances et amours compliquées qui soulèvent sa famille. Abusant des personnages caricaturaux, la série devient jubilatoire. Elle a créé l’enthousiasme chez le public et a relancé le genre du soap-opéra.

Quels enjeux pour les marques demain ? Mettre en avant le ressenti, le pulsionnel et l’envie, sans recours à une médiation ou une explication rationnelle. Et faire appel à la spontanéité, à la sensibilité « viscérale » du consommateur. Un joli programme.










mardi 10 novembre 2015

Thierry Bardy - Frontières abolies entre « on » et le « off », naissance du "Phygital"

Thierry Bardy

 

 

 



 

Thierry Bardy - tags ; shopper, phygital
, showroming, beacon , web2stores

Frontières abolies entre  « on » et le « off » ou la naissance du "phygital"
Le  digital envahit la société et l’économie à un rythme effréné. Les usages numériques des clients des usagers, des salariés  se multiplient et envahissent notre vie de tous les jours. Même lors de notre sommeil, le digital nous accompagne pour mieux nous réveiller.

Il est de nos jours difficile de segmenter les comportements des individus entre leur  « on » et leur « off », tant la perméabilité de leurs comportements sont proches.

C’est le marketing qui a décelé rapidement l’importance de rapprocher ces deux usages, jadis très distincts. Offrir des solutions sans couture aux consommateurs est devenu le principal challenge du marketing moderne.
Le cross canal avait initié des comportements différents pour une même finalité. Mais cette fusion comportementale s’identifie aujourd’hui plus profondément à travers deux comportements que l’on nomme « web to stores » et « showrooming ». Pour le premier, le consommateur  se renseigne sur le net et concrétise son achat en off line ( achat d’une automobile, etc..) pour le second , il s’agit de l’inverse.
Le Beacon est une autre approche marketing qui tend à rendre le comportement du consommateur uniforme. En entrant dans un magasin, votre téléphone portable sonne. C’est un message de bienvenue. Vous passez ensuite dans un rayon, vous vous attardez devant un produit. Nouveau message: un bon de réduction.

Si la décision n’est pas faite, un vendeur vous sollicitera par votre prénom et vous rappellera votre comportement passé sur le net et sera donc mieux  vous conseiller.
Dans un domaine totalement diffèrent, l’abolition des frontières entre le travail et le domicile a trouvé racine à travers la perméabilité du ON et du OFF. Il s’agit du BYOD « Bring your own device »  pratique qui consiste à utiliser ses équipements personnels (téléphone, ordinateur portable, tablette électronique) dans un contexte professionnel. Ces appareils facilitent l’accès aux informations et applications de l’entreprise. Cette pratique pose des questions relatives à la sécurité de l'information et à la protection des données, ainsi que sociales et juridiques.
Apparu avec les premiers ordinateurs portables qui ont permis de gommer la frontière entre monde personnel et professionnel, ce phénomène a tendance à se répandre au sein des entreprises. Selon une étude menée par un cabinet d'étude indépendant, en 2013, 71 % des collaborateurs interrogés utiliseraient à titre professionnel des solutions non mises à disposition par leur entreprise.
Cette notion est relayée dans un excellent article d'Inflencia de novembre 2015   « remettre  du physique » dans l’expérience client ou ce qui exprimé sous le vocable "Phygital"
Tout comprendre du "Phygital"

Au travers de ses nombreuses études et réflexions sur le sujet du shopping et de la distribution, l’institut Ipsos perçoit un mouvement de fond qui fait évoluer la conception de la shopping experience. Immersion dans un monde nouveau : le phygital.

Un flashback s’impose, au moment où le digital fait une irruption fracassante dans la distribution, en virtualisant selon les secteurs tout ou partie des pratiques physiques. Depuis, chaque catégorie accueille maintenant au moins un pure player digital. S’est engagé dès lors un combat sans merci entre shopping physique et shopping virtuel. Arbitre de cette lutte entre deux mondes, la qualité de l’expérience shopper, qu’elle soit digitale ou physique, progresse constamment en tant qu’attente, et peut dans un futur proche devenir le véritable déclencheur de l’achat. Parce qu’on me propose un voyage fluide, positif et enrichissant dans l’offre de la marque depuis la prise de contact jusqu’au service après vente, je suis favorablement guidé vers la transaction.

La pièce manquante

Dans ce contexte, le digital n’a de cesse d’innover pour compenser ses faiblesses, pas de contact physique avec le produit, délais et modalités de livraison parfois handicapants. Plusieurs marques rivalisent ainsi de créativité pour trouver les systèmes de delivery les plus fluides et rapides possibles (citons Volvo On Call, qui inaugure la livraison des courses alimentaires directement dans le coffre de la voiture), d’autres proposent l’essai gratuit à domicile d’articles sélectionnés sur le site Web (aux États-Unis, l’enseigne de lunettes Warby Parker a lancé le service Home Try-On : 5 paires pendant 5 jours 100 % free). En d’autres termes, le digital « remet du physique » dans l’expérience client.

À l’inverse, les points de vente physiques, forcés d’évoluer, se développent dans deux directions. D’un côté ils opèrent un recentrage sur leur zone de force, via une interaction human-to-human soignée pour créer du lien émotionnel, du relationnel affectif, de la fidélité. Le conseil, l’écoute, le servicing, l’atmosphère du point de vente sont donc des priorités dans la plupart des enseignes physiques. De l’autre ils intègrent de plus en plus la « part digitale manquante » à leur expérience live : le point de vente physique métabolise lui aussi la technologie digitale au service d’une expérience client toujours plus fluide, personnalisée et surprenante. C’est l’expérience « phygitale », qui combine la capacité d’entertainment de la marque en point de vente pour capter la relation, et l’efficacité digitale pour augmenter le désir et concrétiser la transaction.

Du point de vue digital ou physique, il semblerait donc que l’opposition réel-virtuel ait vécu ; la vie « tout virtuel » ou la schizophrénie que l’on craignait du temps de Second Life a cédé la place à un monde où l’expérience virtuelle est au service d’une augmentation du plaisir et du confort dans la réalité physique. L’innovation autour du shopping en centre commercial confirme cette direction : 65 % des Français aimeraient voir les informations sur un vêtement s’afficher automatiquement en le décrochant du portant en magasin, un concept de cintre intelligent testé par la marque Vanquish au Japon (source « Observatoire du shopping »/Unibail-Rodamco 2015). Dans ce cas, le digital aide à mieux sélectionner le produit qui convient, à être averti, à optimiser son temps en point de vente. Autre exemple, 39 % des 16-24 ans ont déjà utilisé ou sont particulièrement intéressés par la possibilité de géolocaliser leurs proches au sein d’un centre commercial. Ici encore, l’application intervient bien pour générer une interaction physique optimisée : être ensemble, se retrouver, augmenter le plaisir de l’instant shopping.

La gestion du temps réel
 Les exemples foisonnent, qui viennent encapsuler un module digital soit avant, soit au moment de l’acte physique, pour le client, mais aussi en support pour les vendeurs. Avec MySephora, le personnel de l’enseigne dispose d’un iPod Touch intégrant les informations du client encarté pour un conseil personnalisé qui tient compte à la minute de son historique.

Le futur proche comptera sans doute avec les beacons, ces petites balises installées en point de vente qui se connectent en Bluetooth aux smartphones des clients, et utilisent les données captées pour orienter le parcours d’achat, proposer des promotions ou des offres pertinentes en temps réel. Apple a déjà équipé 250 de ses Apple stores en beacons, et Macy propose déjà d’activer son Bluetooth en entrée de magasin pour guider chacun vers les rayons les plus pertinents pour soi.

Reste bien sûr à inciter les utilisateurs à activer leur Bluetooth à l’entrée du magasin… ou à les rewarder pour s’équiper d’autres systèmes ne nécessitant pas forcément le passage en Bluetooth. Dans ce sens, la toute fraîche start-up Arenzi commercialise des puces RFID [implant électronique sous-cutané, ndlr] actives à longue portée permettant de tracer un visiteur, ou un caddie, dans un espace donné, recueillant ainsi les données de son parcours de visite pas à pas.

Défi majeur du phygital, rester fluide et seamless, sans heurts, dans l’expérience proposée. Car la surenchère de sollicitations digitales pendant le parcours client peut se révéler tout à fait contre- productive et venir saturer d’informations un visiteur en quête de bonnes surprises et de détente, qui décroche alors rapidement. Pire, si les informations ou propositions n’arrivent pas au bon moment, l’objectif de personnalisation se transforme en son contraire : un effet « hyper-massifiant » qui réactive la levée de bouclier contre l’utilisation abusive des données personnelles. À l’arrivée, les écueils du marketing miroir : en raison d’un léger décalage de temps, le client éprouve un sentiment de déjà-vu face à son clone virtuel, et se sent enfermé dans une boucle algorithmique qui lui propose de la répétition au lieu de la découverte, ou qui le place dans une étiquette trop étriquée dans laquelle il ne se reconnaît pas.

En bref, le réglage « phygital » pourrait bien être un travail d’orfèvre ! Proposer sans imposer, captiver sans capturer, stimuler sans irriter, tels sont les challenges que doivent relever les intégrateurs de solutions digitales aux espaces physiques.

Vers une gamification généralisée ?

Et pour compliquer la donne, à l’inverse, l’absence « d’augmentation » de la réalité de l’expérience shopping via le digital pourrait être bientôt pénalisante, à mesure que se forge l’expérience du consommateur dans ce domaine : devenu exigeant et impatient, le nouveau shopper ne comprend pas pourquoi ce qui est possible dans l’enseigne d’un secteur ne le serait pas dans une autre ! À tout le moins, cette exigence apparaît particulièrement forte à l’égard des réseaux chaînistes, dont il sait qu’ils ont les moyens d’investir dans la technologie à grande échelle et qu’ils exploitent toutes les données qu’ils peuvent capter de lui. On pourrait presque y voir un nouveau deal relationnel avec ces enseignes : si tu me sondes, utilise ce que tu apprends de moi pour améliorer ta pertinence, mon plaisir et mon confort.

Dans ce domaine, l’univers du gaming est très inspirant : créer des interfaces fluides et surprenantes pour construire une expérience ludique et sans effort est une compétence très prisée en dehors du domaine strict du jeu. Gamification de la société, des modes de travail, l’univers du shopping peut sans doute apprendre beaucoup de ses cousins de l’entertainment.

Quoi qu’il en soit, dans un environnement ultra concurrentiel, physique et digital semblent devoir définitivement s’additionner pour accroître la surface d’expérience d’un shopper devenu, lui aussi, augmenté.

vendredi 30 octobre 2015

Thierry Bardy , Potager urbain Paris

Jardinier Alpiniste














Quelques photos de ma visite début octobre 2015 du potager urbain sur les toits des Galeries Lafayette ( Paris)
C'est une start up Grenobloise http://haussmann.galerieslafayette.com/paris-sous-les-fraises/
qui est à l'origine de cette initiative "paris sous les fraises"
N'hésitez pas à rentrer en contact avec eux pour une implantation sur les toits de votre entreprise.

Production de 300 kgs de tomates en un an

Production de 900 kgs de fraises en un an

Thierry Bardy - Réparer et réutiliser; l’émergence d’une économie de la seconde vie.



Thierry Bardy Club Open Prospective

 

 

 

 

 

Réparer et réutiliser:  l’émergence d’une économie de la seconde vie.
La crise économique qui touche les pays industrialisés depuis plusieurs années se traduit par des changements de comportements, et ce d’autant qu’elle intervient dans un contexte de prise de conscience de la raréfaction des matières premières,  et de la nécessité de modifier les comportements de consommation afin d’accéder à des modes de vie plus durables. Notre système économique linéaire « je prends, j’utilise, je jette »  ne sera plus envisageable d’ici la fin du XXIe siècle. Comment donner une seconde vie à nos déchets  et à nos produits manufacturés ?
Proche de l’économie circulaire, l’économie de la 2eme vie poursuit l’objectif de gérer les produits de la naissance à la renaissance en récupérant les pièces de ré-emploi, en recyclant les matériaux et en récupérant l’énergie issue des déchets.

Concernant le produit ou la transformation de la consommation.
Le marché de l’occasion est estimé par le cabinet Xerfi à 10, 6 milliards d’€, soit un quasi doublement depuis 2012. Il dépasse aujourd’hui 2% de la consommation totale des ménages, dans certains secteurs comme dans la téléphonie il a dépassé les 10 %.
A l’instar  d’Ebay ou du Boncoin.fr, les réseaux de vente et/ou  de dons d’objets se développent.
Les manufacturiers de biens et les pouvoirs publiques ont pris conscience de ce phénomène et adoptent des stratégies où l’obsolescence programmée est totalement bannie. 
La prise de conscience est réelle. Eco-systemes.fr, organisme à but non lucratif agrée pour la collecte et le recyclage des appareils électriques et électroniques usagés se paie le luxe de diffuser des spots publicitaires en prime time sur les chaines généralistes françaises. Aurait-on pu imaginer cela il y a encore 5ans ?

la gestion des déchets, la récupération et le recyclage
4 milliards de tonnes de déchets sur notre planète terre , 100 tonnes par seconde.
- le gaspillage alimentaire ne peut se pérenniser de la sorte . Les initiatives fleurissent çà et là pour parvenir à utiliser au mieux les invendus de la grande distribution et éduquer le consommateur à ne pas surconsommer.
- le tri sélectif devient essentiel et les mesures de contrôle s’amplifient , tant les couts de la sélection sont importants pour notre économie.
 - les biodéchets alimentaires d’origines végétales qui représentent 50% d’une poubelle française (fruits, légumes, céréales…) ou animales (viande, poisson, œuf, lait…) deviennent un enjeu économique important.

Aujourd'hui la communication sur la COP 21 met en exergue tout l'enjeu du climat pour nos générations futures et l'on ne peut que s'en féliciter. Notre pouvoir ou celui du simple citoyen de pouvoir influencer sur cette cause est quasi nul.
A contrario, le pouvoir citoyen dans le domaine de l'économie circulaire est tout entier. Reste à l'envisager et surtout de se prendre en main.

Thierry Bardy 

lundi 19 octobre 2015

Thierry Bardy - la cuisine à l'algorithme

Contribution à la réflexion du Club Open Prospective 

ROBOTS, IA ET IMPRESSION 3D, À QUOI RESSEMBLERA LA CUISINE DU FUTUR ?

Les nouvelles technologies commencent à débarquer dans nos cuisines. Des robots chefs, des drones serveurs, des imprimantes 3D qui « fabriquent » des aliments de toutes pièces, les initiatives se multiplient. Mais vers où se dirige-t-on vraiment ?.


Nous sommes en 2020, ou disons plutôt 2030. Laissons-nous aller à imaginer la cuisine ou le restaurant du futur : le client s'installe à une table, dans un environnement très épuré, high-tech. Les cartes apparaissent devant lui en hologramme, grâce à la réalité augmentée. Lorsque le serveur arrive pour prendre sa commande, il entend un léger vrombissement, presque imperceptible. Oui, les drones ont fait des progrès considérables et sont (presque) silencieux. Ce sont ces petits aéronefs qui lui apporteront ses plats, une « façon de rendre le travail en salle moins fatiguant » lui explique le serveur. En cuisine, les deux chefs ont des assistants bien particuliers. Alors que l'intelligence artificielle qui les a aidés à élaborer la carte qui a valu sa deuxième étoile au restaurant est désactivée pendant le service, plusieurs robots ont maintenant pris le relais. Grâce à un système de reconnaissance vocale et de fonction miroir, ils répètent les gestes des cuisiniers pour pouvoir envoyer les assiettes le plus rapidement possible. Niveau dessert, une boite s'active près des frigos : une imprimante 3D. Particulièrement élaborée, elle fonctionne beaucoup plus rapidement que les premiers prototypes qui sont arrivés sur le marché en 2015. La condition sine qua non pour une commercialisation massive a donc été respectée : elle fait gagner du temps...

Une telle histoire appartient-elle au domaine de la science-fiction ? Revenons maintenant en cette fin d'année 2015, où les innovations dans l'agroalimentaire ont été au coeur de toutes les attentions high-tech ces douze derniers mois.

Le service par drones ?

L'expérience a déjà été tentée il y a peu, à Singapour. Les clients du music bar et restaurant Timbre@The Substation peuvent assister depuis quelques mois à un étrange ballet aérien : une flotte de petits quadricoptères est présente pour assister les serveurs. Développés par l'entreprise locale Infinium Robotics, ils sont capables de porter en totale autonomie de la vaisselle, des plats ou des boissons, de la cuisine à la salle. Attention, le but n'est pas (pour l'instant) de remplacer la main d'oeuvre humaine. Les drones ne vont pas jusqu'aux tables des clients mais sont déployés pour éviter aux serveurs d'avoir à parcourir une distance trop importante pendant leur service. Les aéronefs font la navette entre la cuisine et un point spécifique de la salle, où une personne en chair et en os prend alors le relais pour l'interaction directe avec les clients.







 



L'intelligence artificielle dans les cuisines ?

Il n'y a qu'à s'intéresser à ce que peut déjà faire Chef Watson, pourtant au tout début de son développement. Concernant la robotique, plusieurs initiatives ont vu le jour, montrant avec une quasi-certitude que les robots seront aptes d'ici quelques années à entrer de manière efficace dans les cuisines. Ainsi la DARPA, l'Agence pour les projets de recherche avancée et défense aux Etats-Unis, a monté une équipe de chercheurs à l'université du Maryland, afin d'élaborer une nouvelle génération de robots à intelligence cognitive, capable d'apprendre et d'enregistrer des tâches uniquement en visionnant des vidéos. A partir de tutoriels YouTube, le « cuisinier mécanique » a pu sélectionner les ustensiles et les ingrédients dont il avait besoin et les utiliser avec précision. Le robot le plus élaboré est peut-être celui développé par Moley Robotics et Shadow Robot après plus de vingt ans de R&D. Formé de deux bras mécaniques, il reproduit de manière très précise les gestes qui lui ont été appris au préalable et peut refaire ainsi plusieurs centaines de recettes.









L'impression 3D ?

L'impression 3D dans l'agroalimentaire à destination du grand public n'en est qu'à ses balbutiements et pourtant une certaine concurrence commence à apparaître entre les différentes startups qui s'intéressent au concept. On peut citer Foodini en Espagne, la ChefJet de 3D Systems dans la Silicon Valley, PancakeBot qui est né sur Kickstarter, Choc Edge en Angleterre, ou encore Bocusini en Allemagne (lancé via le crowdfunding également).

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le mode de fonctionnement d'une imprimante 3D alimentaire est relativement simple. « Pour fonctionner, elle a besoin d'un fichier informatique avec un dessin 3D, et de matière, souvent liquide ou en poudre, contenue dans des cartouches. Le reste se fait par dépôt de couches successives » explique Bertrand Busson, cofondateur de la société wiShape. C'est donc dans les desserts que pour l'instant ces imprimantes 3D sont les plus performantes. La PancakeBot par exemple, n'est finalement constituée que d'une « simple » seringue remplie de pâte à crêpes, qu'elle relâche sur une plaque chauffante en suivant un dessin précis. Le travail sur le chocolat, bien qu'utilisant une technique similaire, propose quant à lui des réalisations qui laissent plus facilement imaginer le potentiel de l'impression 3D, comme on peut le voir par exemple dans les réalisations de l'école de design culinaire de Reims (ESAD-Reims) :



 






Pour David Desrousseaux, fondateur de la toute jeune entreprise Koppaz, l'impression 3D, surtout dans l'alimentaire, reste aujourd'hui dans sa grande majorité que la réappropriation marketing d'une technique inventée au début des années 1980. « Rares sont les machines qui font réellement de l'impression 3D et pas seulement du moulage. On peut citer par exemple les cubes en sucre de 3D Systems. Ils sont créés à partir de rien, par une succession de couches de poudre collées entre-elles par une solution et qui permettent un assemblage 3D. »




 




Le grand défi sera maintenant de parvenir à diminuer le temps de fabrication. Pour pouvoir s'imposer auprès du grand public, ou même dans les cuisines des professionnels ou des industriels, une machine doit pouvoir imprimer un plat en 3D en un temps record, afin de faciliter le processus de préparation. « Il faudrait également que les grands groupes électroménagers s'y mettent. Ce serait une bonne façon de démocratiser les usages. Pour l'instant on est dans une approche complètement B2B, les rares qui se sont essayés au B2C se sont cassés les dents » précise Bertrand Busson.

Selon David Desrousseaux, « les contraintes techniques sont encore trop importantes pour pouvoir imaginer une commercialisation de masse, sans oublier les impératifs sanitaires ». L'impression 3D alimentaire ne permet pas pour l'instant de créer des produits en série et s'axe surtout sur une customisation précise. « Ce qui semble adapté presque exclusivement à l'événementielle, en démonstration.» 

Aujourd'hui, deux « grands » se sont particulièrement intéressés à la question. Ils sont tous les deux aux Etats-Unis : le MIT et la NASA. Pour Bertrand Busson, c'est le MIT qui « occupe la première place sur le podium de l'impression 3D ». Notamment grâce à des machines à la pointe de la technologie et encore inégalées. Concernant l'agence spatiale américaine, l'impression 3D culinaire prend un tout autre enjeu : celui de parvenir à nourrir plus facilement les astronautes envoyés dans l'espace, en économisant les ingrédients et sans produire de déchets. Elle avait d'ailleurs fait les gros titres outre-Atlantique grâce à sa pizza en 3D...

Même si le concept est prometteur, il faudra donc attendre encore plusieurs années avant de voir des plats imprimés dans nos assiettes. Il sera nécessaire d'accélérer les méthodes de fabrication, diminuer les coûts pour rendre le processus rentable, et comme pour chaque innovation technologique arrivant à destination du grand public, attendre les législations qui l'encadreront.

lundi 12 octobre 2015

Gartner : 10 prédictions qui vont changer la face de l'industrie IT



Au cours des prochaines années, les interactions entre les hommes et les robots devraient s'intensifier. (crédit : D.R.)

Au cours des prochaines années, les interactions entre les hommes et les robots devraient s'intensifier. (crédit : D.R.)
Des robots aux objets connectés en passant par les logiciels autonomes, les années qui viennent s'annoncent riches en matière d'innovations technologiques. Le cabinet Gartner fait le point en 10 prédictions, dévoilées à l'occasion de son dernier Symposium d'Orlando.
A l'occasion de son Symposium ITxpo 2015 qui se déroule actuellement à Orlando, Gartner a dévoilé ses dix prédictions pour les organisations IT et les utilisateurs de l'IT pour 2016 et les années à venir. Cette année, le monde des robots et des machines est à l'honneur. Le cabinet estime que dans le futur, le monde sera conduit par les algorithmes et les machines intelligentes dans lequel les hommes et les machines devront définir une relation harmonieuse.
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1 - D'ici 2018, 20% des contenus d'entreprises seront rédigés par des machines. Selon Gartner, des informations analytiques et basées sur les données pourront être traduites en langage naturel écrit en utilisant des outils émergents. Les rapports d'activités dédiés aux actionnaires, les documents légaux, les rapports de marchés, les communiqués de presse, articles et white papers pourraient tous être rédigés par des automates.
2 - D'ici 2018, 6 milliards d'objets connectés finiront par demander de l'aide. Il s'agira alors de développer des mécanismes pour répondre aux demandes croissantes de supports des objets.
3 - D'ici 2020, des logiciels autonomes sans contrôle humain généreront 5% de toutes les transactions économiques. Les agents fonctionnant grâce à des algorithmes participent déjà aux transactions économiques. Bien qu'ils soient automatiques, ils restent contrôlés par des humains. Gartner s'attend à l'émergence de nouveaux logiciels entièrement autonomes et à la naissance d'un nouveau paradigme que le cabinet appelle l'économie programmable. Ceci pourrait fortement perturber le secteur des finances existant.
4 - D'ici 2018, plus de trois millions de travailleurs dans le monde seront supervisés par un «robo-boss». Les « robo-boss » seront de plus en plus nombreux à prendre des décisions qui auraient pu être prises par des managers humains. Dans la mesure où les fonctions de supervisions sont liées à la surveillance des performances des collaborateurs, qui sont mesurés par des données quantitatives, les décisions peuvent être prises plus rapidement par des machines intelligentes.
5 - D'ici la fin 2018, 20% des bâtiments connectés auront souffert de vandalisme numérique. Les bâtiments sont de plus en plus connectés et sont donc aussi plus vulnérables aux attaques. Ce n'est pas seulement une nuisance, il y aura aussi des conséquences économiques, en matière de santé et de sécurité. Les bâtiments doivent être construits de manière à offrir un niveau acceptable de protection et en intégrant aussi des systèmes de gestion et de contrôle de la sécurité.
6 - D'ici 2018, 45% des entreprises les plus dynamiques auront moins de collaborateurs que d'instances de machines intelligentes. Le cabinet prend comme exemple des supermarchés entièrement automatisés ou une société de surveillance utilisant uniquement des drones pour ses opérations de surveillance.
7 - D'ici la fin 2018, l'assistant numérique des consommateurs reconnaîtra les individus de manière faciale et vocale. Cela permettra aux entreprises de développer une expérience client exceptionnelle.
8 - D'ici 2018, 2 million de collaborateurs seront tenus de porter des dispositifs de contrôle de l'état de santé et de l'activité comme condition d'embauche. Ce sera notamment le cas pour les policiers, les pompiers ou pour les professions para-médicales. Le but sera d'assurer leur sécurité et de leur donner de l'aide aussitôt que le besoin se fait sentir. D'autres professions pourront être concernées par la suite, notamment les athlètes, les politiciens, les pilotes...
9 - D'ici 2020, les agents intelligents virtuels (VPA) faciliteront 40% des interactions mobiles et l'ère post-app commencera à dominer. Les VPA pourront prédire les besoins des utilisateurs, établir la confiance et finalement agir de manière autonome au nom de l'utilisateur.
10 - D'ici 2020, 95 % des failles de sécurité cloud seront la faute des clients. Les problèmes de sécurité restent la raison la plus fréquente pour éviter d'utiliser les services cloud public. Mais ce ne sont pas les fournisseurs qui seront à l'origine des problèmes de sécurité. Les organisations clientes de ces services cloud devront engager des efforts explicite pour la sécurité.

mardi 6 octobre 2015

Dans le futur, comment la mode et les nouvelles technologies cohabiteront-elles ?



Image actu
Dans le futur, comment la mode et les nouvelles technologies cohabiteront-elles ?
Éléments de réponse avec Arte Creative et son Fashioniscope.

Comment allons-nous être « fagotés » dans les décennies à venir et quel rôle la technologie
peut-elle avoir dans le milieu du prêt-à-porter ? Si pour vous aussi la peur de rater quelque chose est
une angoisse permanente (syndrome FOMO), Arte Creative livre son Fashioniscope avec
 7 looks totalement improbables et connectés.

En 2040, le retro hipster recevra un courriel de son slim en cas de prise de poids excessive,
le sari-survêt redéfinira la notion de luxe et d’élégance en 2070 et le fermier high-tech
déambulera en 2090 au milieu de son bétail avec sa combinaison Margiela, capable de résister à 
tous les temps. Une projection pleine d’humour réalisée par Alice Pfeiffer et l’illustratrice 
Lauren Mortimer qui nous donnent une idée de la future évolution de l’homme et de ses 
rejetons. D'ailleurs, si vous avez prévu d'avoir de charmantes têtes blondes ou brunes, voici un 
aperçu : « L’enfant du futur sera géo localisable à toute heure et son alimentation sera contrôlée – 
et ce, grâce au développement de vêtements intelligents – qui par ailleurs, ne se déchireront pas. 
Un cocon protecteur et fusionnel avec la maman ravie ! » Alors que le corps humain est 
appelé à devenir la nouvelle unité de paiement, le vêtement aura lui aussi une nouvelle fonction : 
celle de nous transformer en homme-machine ?