mardi 11 octobre 2016

Thierry Bardy "Et si les smart grid de demain fonctionnaient avec du bon vieux CPL





Vous avez  dit Sigfox, LoRa ou 5G , non l'avenir est au CPL ( pour courant porteur  en ligne )
C'est une première mondiale. Pendant un an, Enedis (ex-ERDF) et neuf partenaires industriels et académiques ont expérimenté, à Toulouse, une chaîne de communication globale sur un réseau électrique, du poste de distribution aux clients.
Ce réseau, appelé Sogrid, injecte du courant porteur en ligne (CPL) de 3e génération sur les câbles électriques pour envoyer un signal numérique.
Le CPL fonctionne déjà dans les logements, mais c'est la première fois qu'il est installé sur un réseau de moyenne tension. L'expérimentation est menée depuis septembre 2015 dans 1.000 foyers, avec 1.300 équipements communicants déployés, dont 1.000 compteurs intelligents. Car le réseau électrique a besoin de systèmes de communication pour piloter à distance la production intermittente des énergies renouvelables et optimiser la consommation.
«  Un taux de 30 % d'énergie renouvelable est acceptable, mais il faudra trouver une parade pour atteindre 50 % comme le prévoit la loi sur la transition énergétique, d'où l'expérimentation de Sogrid ».
Les industriels partenaires du projet ont mis au point cinq équipements communicants, dont le compteur et le « smart data » concentrateur.
Pour sa part, STMicroelectronics a conçu la puce Comet, qui cumule les fonctions de 4 puces dans le compteur intelligent. Cinq brevets ont été déposés, dont trois par Nexans et deux par Enedis.
Le réseau Sogrid ne sera pas encore généralisé. «  La configuration finale n'est pas terminée, car Enedis mène  17 projets de "smart grid" »

Thierry Bardy - Alzohis: un vrai comte de fée de l'innovation de santé

L'histoire d'Alzohis (fusion du prénom et du nom du psychiatre Alois Alzheimer) est un vrai comte de fée. Un vrai best seller de l'innovation de santé !!!
L'histoire commence par "il était une fois "et elle finit , je l'espère par beaucoup de malades diagnostiqués en amont et qui pourront peut être un jour être soigné.

Romain Verpillot a découvert une méthode non invasive pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer. La start-up est devant un marché potentiel de 20 millions de test par an. Pour financer son expansion mondiale, une première levée de fonds est prévue en 2017.

C’est totalement par hasard que Romain Verpillot a découvert un test pour détecter la maladie d’Alzheimer. Lors de sa thèse en chimie analytique sur le développement d’outils de diagnostic innovants, à la faculté de pharmacie de Paris Sud, il identifie de nouveaux biomarqueurs pour reconnaître les signes de la maladie.
Plutôt que de publier sa thèse, le doctorant décide de déposer un brevet. Il créé ensuite rapidement sa start-up.


Son moteur ? Le fait de vivre personnellement la maladie à travers l’histoire de son grand-père. « Il a eu tous les symptômes sans jamais avoir été diagnostiqué. Pendant longtemps, les patients sont restés dans l’incertitude par manque de diagnostic fiable et accessible. Aujourd’hui, bien que l’on compte quelques 20.000 nouveaux cas par mois en France, on ne connaît toujours pas l’étiologie de cette maladie, d’où la difficulté de développer de nouvelles technologies sur ce thème. Par cette découverte, j’ai voulu en quelque sorte changer la condition humaine à mon niveau ».

Romain Verpillot se forme à l’entrepreneuriat

Scientifique de formation, Romain Verpillot ne connaissait rien à l’entrepreneuriat, ni au management. Il intègre donc le programme HEC Challenge + pour se former. « J’ai souhaité me préparer au nouveau monde dans lequel j’allais évoluer, très loin de l’univers scientifique ». A l’issue de cette formation, il reçoit le 1er prix du business plan, ce qui le conforte dans l’idée de créer son entreprise. Cependant, créer une start-up dans le médical se révèle compliqué. Le jeune homme procède par étapes et de façon méthodique. « Il convient de faire le plus de R&D en amont, puis de créer son entreprise le plus tardivement possible, pour se rapprocher de la commercialisation et du retour sur investissement ».

Pendant quatre années, Romain Verpillot multiplie recherches, études de marché et essais cliniques, en collaboration avec des hôpitaux français et allemands, afin de peaufiner au maximum son produit et d’élaborer un business model viable. Parti d’échantillons de liquide céphalo-rachidien, il améliore sa technologie jusqu’à transposer le procédé au sang. Le but ? Être le moins invasif pour les patients. Le jeune entrepreneur se réjouit d’avoir pu conserver sa vision initiale : « rendre accessible rapidement, et à tous, un diagnostic de la maladie à partir d’une simple prise de sang ».
En mars 2014, Alzohis est enfin créée. Un nom déposé dans le monde entier et inspiré par Alois Alzheimer, médecin psychiatre, neurologue et neuropathologiste allemand connu pour sa description de la maladie qui porte son nom.

20 millions de clients potentiels à travers le monde

Pour son business model, la start-up a fait le choix de s’appuyer sur les laboratoires d’analyses qui réalisent déjà les dosages sanguins. Aucun nouveau dosage n’est nécessaire, le résultat est obtenu par un simple traitement des données de façon mathématique. « Nous ressemblons plus à une entreprise d’informatique dans le sens où nous ne faisons que collecter des données à partir desquelles nous fabriquons des diagnostics, sans avoir notre propre laboratoire ».

Pour la commercialisation, Alzohis a choisi le tout numérique. « A l’instar de tous les nouveaux diagnostics comme celui de l’hépatite C, nous allons vendre notre produit grâce à une plate-forme web. Tout sera géré en ligne ». Plus précisément, les laboratoires se connecteront sur la plate-forme d’Alzohis, les tests diagnostiques étant gérés on-line, les résultats seront délivrés au médecin, puis au patient. La commercialisation des premiers tests devrait intervenir au printemps 2017 environ. Ses premiers clients seront des médecins et neurologues prescripteurs partout dans le monde, puisque l’entreprise travaille aussi bien avec des distributeurs français, des laboratoires chinois et des sociétés de biotechnologie américaines. Le marché mondial est estimé à 20 millions de tests par an.
« Une petite start-up française peut très vite rayonner dans le monde entier si elle a de l’ambition », assure le fondateur d’Alzohis. Néanmoins, il reconnaît que l’écosystème français, concernant le monde médical, est complexe. « Il existe beaucoup de conflits internes. Nous irons donc là où le produit sera bien accepté ». Pour financer cette commercialisation mondiale, la start-up prévoit une première levée de fonds en 2017.

Un million d’euros de subventions depuis la création d'Alzohis

Côté financier, l’entreprise a démarré avec peu d'apports personnels mais a bénéficié d’un million d’euros de subventions et d’investissements privés. « Il existe beaucoup d’outils et de subventions en France pour financer des projets innovants ». Alzohis en est la preuve. Dès la fin de sa thèse, Romain Verpillot a reçu 20.000 euros pour le prototypage de C’Nano programme de la Région Île-de-France, et qui a également financé son année de formation à Challenge + HEC et un coaching sur 18 mois.
En 2011, l'entrepreneur intègre l’incubateur d’Orsay IncubAlliance qui lui octroie également un apport de 20.000 euros et lui permet de disposer de bureaux. Sur place, il continue de se former au management. L’année suivante, c’est une enveloppe de 90.000 euros de la part du CNRS pour financer son salaire et les derniers essais cliniques.
Et fin 2012, Romain Verpillot remporte le prix Oséo Emergence, soit 45.000 euros, puis se voit consentir 60.000 euros de prêt d’honneur par Scientipôle.
Enfin, en juin 2014, la start-up est lauréate du concours Ilab organisé par le ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur et reçoit encore 250.000 euros de subventions.

Romain Verpillot s'associe avec sa directrice de thèse et un informaticien

Malgré toutes ces aides et subventions disponibles en France, le jeune entrepreneur déplore le manque de créations de sociétés dans le domaine scientifique. Selon un rapport du CNRS, seuls 10 % des jeunes chercheurs et doctorants créent des entreprises autour des brevets qu’ils déposent. Si la France est le 5ème pays qui dépose le plus de brevets au monde, elle n’est qu’au 25ème rang, soit au niveau de l’Estonie, pour les valoriser par le biais de la création de start-ups. « Pourtant faire une thèse constitue une excellente formation pour devenir chef d’une start-up innovante. Les chercheurs ont une vraie légitimité à valoriser leurs recherches. Nous sommes amenés à gérer des projets complexes à moyen terme, à composer avec une équipe de recherche et à gérer des budgets ». Quant au reste, ils doivent s’approprier les codes, la culture entrepreneuriale et l’approche business.
L’atout de Romain Verpillot est d'avoir su s’entourer. Très vite, il a compris qu’il ne pourrait pas y arriver seul. « Les entreprises sont des aventures humaines. Il faut vouloir s’entourer et partager cette aventure ». Dès la création de la start-up en mars 2014, il s’associe avec sa présidente de thèse, experte en chimie analytique, Myriam Taverna, et avec un informaticien expert en sécurité des données, Rudy Beaujean. L’entrepreneur est également épaulé par un comité scientifique et stratégique de huit personnes : neurologues, spécialistes du diagnostic, directeurs financiers de grandes entreprises du diagnostic cotées en Bourse et directeurs commerciaux. « Nous sollicitons ce comité pluridisciplinaire une fois tous les six mois pour partager et échanger sur la stratégie de l’entreprise ». Pour l’heure, la start-up a recruté sa première collaboratrice et prévoit d’embaucher 15 salariés en 2017.

lundi 5 septembre 2016

Thierry Bardy accueille Georges Nahon Pdt d'Orange silicon valley pour le 39 ème numero de son talk show "regards croises"




[ 39 ème "regards croisés" - jeudi 8 septembre Orange Gardens, Chatillon ]

Thierry Bardy accueillera  Georges Nahon,
Président d’Orange Silicon Valley






Si aujourd'hui, beaucoup de places internationales ont la volonté de devenir les futurs eldorados de l'innovation, la Silicon Valley reste leader avec tous les succès qu'on lui connait.

Georges Nahon vit à San Francisco depuis plus de 14 ans. Il partagera avec nous ses réflexions, sa vision de l'innovation aux Etats-Unis, les tendances technologiques émergentes de la Valley, les stratégies de développements des GAFA, des NATU, mais aussi de la High Tech et des telco …
Il nous racontera également combien la French Tech et les start-up françaises jouent un rôle important dans l’écosystème de la valley.

lundi 29 août 2016

Thierry Bardy - Innovation de rupture : l'ingredient essentiel à une diversification réussie.


Diversification tous azimuts...
L'impact du digital est devenu si important que beaucoup d'entreprises s'interrogent sur leurs avenirs. 
Pourront-elles agir demain comme aujourd'hui ? avec les mêmes atouts ou mêmes ressources ?.
Leur "coeur business" d'aujourd'hui sera -t-il celui de demain ? 
Michelin était parti du ferroviaire avec la Micheline, il se réoreinta sur le pneu et les guides touristiques. Les Japonais sont les champions incontestés de ces stratégies orthogonales.
Orange avec sa récente diversification dans la banque adopte une stratégie similaire.
On peut parler de diversification globale pour ces exemples. 
D'autres acteurs choisissent de contourner la nouvelle donne économique qui leur est imposée par le numérique et choisissent de se maintenir "coûte que coûte" dans leur "coeur business initial" Leur diversification est donc endogène à leur activité, les hotels Accor sont assez emblématiques de cette stratégie.
 
Diversification bien menée...
La diversification ne peut se résumer à un simple copier/coller de l'activité à conquérir, la diversification doit être la plus disruptive ou révolutionnaire possible. Concevoir une diversification en y intégrant une simple dose de digital est vouée à un échec certain. Un acteur qui voudrait agir sur la Fintech (banque et assurance) en s’acquittant tout simplement des artefacts du numérique commettrait une profonde erreur. Une démarche de design thinking en profondeur est nécessaire pour concevoir des ruptures d'usages profonds. 
Ces innovations de rupture sont d'autant plus utiles et nécessaires que le nouvel arrivant doit démontrer sa légitimité sur un marché où il est bien souvent inconnu.
 
Comment créer un nouveau busines model révolutionnaire en matière d'assurance ...
l'exemple du chinois TongJuBao n'est absolument pas une diversification d'activité, puisqu'il s'agit là d'une start up, qui a monté son business à partir d'une page blanche. 
Mais cette start up donne les clés de ce que doit être une diversification dans le domaine de l'assurance ou plus largement de la Fintech .
La jeune pousse permet aux particuliers de se fédérer pour se protéger d'un risque donné.
Après plus d'un an d'activité en Chine, elle vise les Etats-Unis et l'Europe.
« Assureur ? Non, je ne suis pas assureur, pas plus qu'Airbnb n'est hôtelier. » Et quand  on demande de préciser le modèle à son créateur  (« Se protéger ensemble » en chinois).

C'est bien de l'Internet collaboratif, de peer-to-peer ou de crowdfunding  dont on parle.
Et comme le célèbre site de réservation américain avec les hôteliers, il s'agit de « shunter » les représentants d'une profession bien établie, celles des Allianz, AXA, GMF, Aviva  et autres.


Répondre tout simplement à une demande sous une forme révolutionnaire 
Le constat de départ de Tang Loaec ? « Chacun a besoin de se protéger, mais personne n'aime les assureurs », affirme-t-il. Le principe est simple : plutôt que de souscrire de manière individuelle un contrat auprès d'une compagnie d'assurances, le site propose à tous ceux qui veulent se couvrir vis-à-vis d'un risque donné de rejoindre une communauté. Chacun paie son écot, l'argent sert à dédommager ceux qui sont touchés et, s'il en reste en fin d'année, alors l'excédent est retourné aux membres, chaque communauté étant financièrement indépendante l'une de l'autre.

Après un an d'activité, TongJuBao revendique 10.000 membres. Le site ne fait pas dans l'assurance-vie, ni dans les catastrophes naturelles, faute de réserves suffisantes, mais plutôt dans les risques sociaux ou familiaux, comme un divorce, qui peut s'avérer très douloureux financièrement. En payant 400 yuans, droit d'entrée minimum, une personne séparée en touchera 1.200 par mois pendant un an. Autre risque proposé, l'enlèvement d'enfant, une des plaies méconnue de Chine ! On en dénombre 10.000 par an officiellement, mais le chiffre serait sous-évalué.

Soutenu par les fonds SOS Vie et Huaxia Finance, TongJuBao compte parmi la poignée de sites de peer-to-peer dans le domaine de l'assurance. « Une demi-douzaine », estime Tang Loaec. Pour exporter son modèle aux Etats-Unis, la jeune pousse, qui utilise la marque P2P Protect à l'international, a créé une coentreprise avec la fintech Kuber Financial. Lancement visé d'ici à la fin de l'année. L'Europe, notamment la France, est dans les tuyaux également

mardi 16 août 2016

Livraisons d'Amazon par drones, et si c'était autre chose que de la communication !!!!




Les drones d’Amazon se chargent sur les réverbères

Les drones d’Amazon se chargent sur les réverbères

Pour effectuer ses livraisons par drone, Amazon souhaite installer des pistes d’atterrissage au sommet des réverbères.







L’initiative d’Amazon intitulée « PrimeAir » qui vise à acheminer des colis à des particuliers par drone, est une priorité pour la marque de e-commerce qui cherche aujourd’hui des solutions pour mener à bien ce projet. L’autonomie de ces appareils volants étant limitée, les équipes d’Amazon doivent s’assurer que les colis arrivent jusque dans les mains des clients.

La marque a déposé un brevet, qui montre qu’Amazone souhaite percher des chargeurs de batteries au sommet des réverbères de la ville. Sur le résumé du document fourni par Amazone , on peut ainsi découvrir qu’il s’agit de « Systèmes multi-usages pour promouvoir une série d’appareils composant la piste d’atterrissage des véhicules aériens motorisés (UAV). Ce système peut être connecté à plusieurs UAV. 
De plus, il propose de nombreux services permettant de faciliter le guidage des appareils ». Le drone n’aurait qu’à se poser au sommet du réverbère pour échanger sa batterie déchargée avec une nouvelle, avant de se remettre en vol.

Mais l’idée, bien que pertinente, ne semble pas encore totalement viable. Même si l’usage des drones civils (livraisons, cartographie, surveillance, aide à l’agriculture…) s’est démocratisé dans de multiples secteurs industriels et commerciaux, la réglementation s’est durcie après le vol de ces appareils aux abords des centrales nucléaires. Ainsi les autorités semblent encore réticentes à l’idée de voir circuler librement ces robot volants téléguidés en milieu urbain.

La semaine dernière EADS passait une annonce d'emploi, recherchant des conducteurs de drones pour l'inspection des avions de leurs flottes sur les tarmacs. Par ce type d'annonce, on voit tout le potentiel d'usages que le drone est susceptible de créer.
Aussi, Il faudrait être particulièrement obtus pour négliger le projet d'Amazone et des autres ...



Les drones d’Amazon se chargent sur les réverbères